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Coupe des confédérations

Répétition générale avant le Mondial 2018

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le 17.06.17 | 12h00 Réagissez

 
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Ronaldo veut conduire le Portugal vers un autre titre  

A un an du Mondial, c’est l’heure de la répétition générale avec la Coupe des Confédérations, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 juillet.

La Russie veut montrer qu’elle est prête, mais aussi savoir ce qui peut être encore amélioré. Les enjeux sportifs du tournoi n’ont toutefois rien à voir avec ceux de la Coupe du monde (14 juin-15 juillet 2018). Huit équipes seulement participent (Russie, Allemagne, Portugal, Mexique, Chili, Cameroun, Australie, Nouvelle-Zélande), au lieu de 32 au Mondial, dans quatre villes (Sotchi, Kazan, Saint-Pétersbourg, Moscou), contre onze.

Mais la Russie, pays hôte de la première Coupe du monde en Europe de l’Est, sera sous le feu des projecteurs. Après la ferveur qui avait déferlé au Brésil lors du Mondial 2014 et fait oublier les nombreux soucis d’organisation, le problème est inversé : les infrastructures seront prêtes, mais le pays se prendra-t-il de passion pour le football ?

Villes prêtes

Moscou, Saint-Pétersbourg, Sotchi et Kazan sont prêtes pour accueillir la Coupe des Confédérations. Ces quatre villes ont l’habitude des grands événements et ne vont pas souffrir de l’afflux, modeste, des visiteurs russes et étrangers. Mais la Russie s’est fait une petite frayeur en confiant des matchs à Saint-Pétersbourg. Commencés en 2007, les travaux du nouveau stade de la deuxième ville de Russie se sont étirés en longueur, rythmés par des accusations de corruption et une kyrielle de problèmes.

Le budget initial a explosé, dépassant les 650 millions d’euros. En mai, la pelouse a même dû être changée en toute hâte, victime de champignons et de moisissures après seulement deux matchs joués par le Zenit Saint-Pétersbourg dans sa nouvelle enceinte. Les autres stades de la compétition n’ont pas eu les mêmes soucis.

L’Otkrytie Arena et la Kazan Arena, les enceintes respectives du Spartak Moscou et du Rubin Kazan sont opérationnelles depuis plusieurs années. Quant au stade Fisht, situé dans la station balnéaire de Sotchi, il a été réaménagé après avoir accueilli les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver 2014. Il a ouvert ses portes en mars 2017, pour un match entre la sélection russe et la Belgique.

Attirer les fans

Pour éviter les flambées constatées au Brésil il y a quatre ans, les autorités russes ont promis de surveiller les prix des hôtels pendant le Mondial 2018. Mais le transport sera le principal obstacle des Russes et des étrangers qui se déplaceront pour assister aux matchs. La Russie n’a sélectionné que des villes situées dans sa partie européenne, mais les distances restent énormes.

Pour la Coupe des Confédérations et le Mondial, des billets de train gratuits seront mis à disposition des spectateurs, mais pas sûr que beaucoup d’entre eux soient motivés par les 25 heures nécessaires pour relier, par exemple, Iékatérinbourg et Moscou. Pour se déplacer, il faudra donc compter sur l’avion, la Russie ayant entrepris de rénover les aéroports de plusieurs villes-hôtes.

Alexandre Sorokine, le directeur du comité local d’organisation, a aussi annoncé que des discussions auraient lieu avec les compagnies aériennes russes pour que les villes-hôtes soient suffisamment desservies. Pour que ces mesures aient un effet, encore faudra-t-il que les fans de football soient au rendez-vous. Entre les relations tendues entre Moscou et les Occidentaux, la menace terroriste en Europe ou les violences ayant marqué l’Euro 2016, imputées en partie aux hooligans russes, les raisons d’en douter sont nombreuses.

D’autant que les Russes ne s’enthousiasment pas non plus pour le football. A la veille du match d’ouverture de la Coupe des Confédérations, seuls 70% des billets ont trouvé preneurs. Sur le terrain, il faudra que la Sbornaïa, piteusement éliminée dès le premier tour de l’Euro 2016 et tombée au 63e rang du classement FIFA, le plus bas de son histoire, montre un nouveau visage durant la Coupe des Confédérations pour réveiller l’enthousiasme.

AFP
 
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