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La corruption a encore de belles années devant elle

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le 18.06.17 | 12h00 Réagissez

La fin de saison a été cauchemardesque. Les arrangements de matchs ont impacté toute la fin de saison. Au su et au vu de tout le monde, des équipes se sont adonné à cette pratique odieuse, sans crainte ni remords.

L’Algérie est, sans nul doute, le seul pays au monde où la corruption et les arrangements de matchs de football restent impunis. Partout sur la planète le fléau est combattu, les coupables démasqués et sanctionnés… sauf en Algérie. A qui la faute ? A tous ceux qui gravitent autour du ballon rond. En premier lieu, les responsables des instances du football.

Il n’y a jamais eu de volonté sincère de combattre la corruption et les arrangements de matchs. Les tricheurs rient sous cape en se remémorant le séminaire régional sur l’intégrité dans le sport organisé à Alger le 25 novembre 2013, et ce, sous l’égide d’Interpol, la FIFA et la FAF. Trois ans se sont écoulés depuis ce rendez-vous. Les engagements pris lors de cette rencontre d’Alger sont restés lettre morte. La corruption et le trucage de matchs ne se sont pas essoufflés. Au contraire, ils ont redoublé de férocité devant la démission générale. Les résolutions finales adoptées à l’issue du conclave d’Alger n’ont pas été suivies d’effet.
Organisé par la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) en collaboration avec Interpol, la FIFA et la FAF, le séminaire avait pour objectif «d’améliorer la connaissance et la compréhension de la menace mondiale liée au trucage de matchs et les moyens de prévenir le trucage de rencontres et la corruption dans le milieu footballistique».

Plusieurs experts internationaux ont participé aux ateliers aux côtés de spécialistes algériens. La manifestation a duré deux jours. La FIFA avait dépêché son directeur du département de la sécurité, l’Allemand Ralf Mutschke, qui a déclaré : «Le football est devenu un challenge pour les organisations criminelles. Le football est devenu un vrai challenge pour les organisations criminelles qui tentent de s’enrichir en truquant les matchs.» De son côté, le président de la FAF, à l’époque Mohamed Raouraoua, avait annoncé : «Nous sommes déterminés à combattre ce fléau en Algérie et l’éradiquer par tous les moyens.» Le DGSN,
Abdelghani Hamel, avait prononcé le discours d’ouverture du séminaire en rappelant que «l’Etat algérien combat la corruption dans tous les domaines et sous toutes ses formes.

Ce phénomène qui ternit l’image du football, ses valeurs et, par-delà, tout ce qu’il représente pour la jeunesse, doit être inlassablement combattu comme nous le faisons et le font les instances internationales du football et plus particulièrement grâce à l’aide et la précieuse contribution d’Interpol. Notre pays peut s’enorgueillir de disposer d’une loi (celle de juillet 2013) sur le sport, qui contient un certain nombre d’articles qui permettent de combattre efficacement ce fléau». Tous ces engagements, déclarations d’intention, ne se sont pas matérialisés sur le terrain. La corruption et l’arrangement de résultats n’ont jamais été aussi présents dans le football algérien. En Algérie, les instances et organes censés combattre la corruption et le trucage de matchs sont impuissants. Les organisations criminelles qui ont pris le football en otage se sont renforcées et agissent en toute impunité. En fin de compte, le séminaire sur l’intégrité dans le sport organisé en Algérie en 2013 a été un flop. Un de plus dans la longue liste des engagements et promesses non tenues. La corruption dans le football a encore de belles années devant elle. 

Yazid Ouahib
 
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