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Convention entre l’université de Ouargla et l’Entreprise Nationale des Services aux Puits

«Capitaliser les savoir-faire et parler le même langage»

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le 11.01.17 | 10h00 Réagissez

 
	En hat des membres de l’ ENSP et de UKMO 
 
	En bas ; Noureddine Kriss et Mohamed Tahar Hlilat lors de la signature de la convention UKMO-ENSP
En hat des membres de l’ ENSP et de UKMO En bas ; Noureddine...

L’université de Ouargla est en passe d’effectuer une révision de son offre de formation dans la branche des hydrocarbures, notamment par l’introduction de modules spécialisés dans l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

L’annonce en a été faite en marge d’une cérémonie organisée la semaine dernière au rectorat de l’université Kasdi Merbah, lors de laquelle une convention liant l’UKMO à l’Entreprise nationale des services aux puits (ENSP) a été signée.

Employabilité, performance technique et linguistique pour l’UKMO

6000 nouveaux étudiants chaque année, environ 30 000 étudiants par an et 55 000 diplômés depuis sa création, les statistiques présentées par le Dr Mourad Koraichi ont pour le moins épaté l’assistance. L’université de Ouargla se définit enfin comme un campus moderne avec trois pôles d’excellence nationale tournés vers les hydrocarbures, les énergies renouvelables ainsi que l’agriculture et l’hydraulique sahariennes.

En créant sa maison de l’entrepreneuriat, deux Carreers Centers, l’un en partenariat avec le géant américain Anadarko, l’autre avec l’ambassade des Etats-Unis en Algérie. En abritant également depuis quelques années l’American Corner où les performances linguistiques des étudiants en langue anglaise ont décuplé et outre ses dix facultés proprement dites, l’université Kasdi Merbah entame sa trentième année d’existence avec 53% d’étudiants dans les branches scientifiques et technologiques et 7,5% d’étudiants dans des parcours professionnalisants.

Mais c’est sans doute ses projets de recherche nationaux et internationaux, ses 660 publications internationales, selon les normes Scopus, ses 1200 chercheurs, ses 136 équipes de recherche et ses 34 laboratoires de recherche que l’UKMO a voulu mettre en évidence vis-à-vis de la demande précise de l’ENSP concernant les pistes de partenariat scientifiques escomptées pour les cinq prochaines années, avec 166 conventions de partenariat.

Performances et solutions technologiques pour l’ENSP

Championne algérienne du snubbing (maintenance des puits en cours de fonctionnement) et filiale de Sonatrach capitalisant 35 années d’expérience et de savoir-faire, avec une clientèle majoritairement multinationale activant en Algérie, l’Entreprise des services aux puits ENSP se présente comme un partenaire incontournable et très prisé pour l’université de Ouargla.

Ce groupe, comptant plusieurs sociétés dans différents segments, compte 4000 cadres et ouvriers. Pour Belaribi Abdeslam, la formation est une préoccupation quotidienne du groupe ENSP, qui compte tirer profit d’un programme de travail étalé sur cinq années, joignant la formation de nouveaux étudiants, le lancement de plusieurs projets de recherche technologique via les différents laboratoires de l’université de Ouargla, ainsi que le recyclage de ses propres techniciens et ingénieurs.

Pour l’ENSP, il est clairement affiché que le marché à conquérir est ailleurs que dans le pétrole et gaz conventionnels. «L’ère du pétrole facile est finie». L’intervention de son représentant a clairement souligné que «pour chercher de nouvelles sources d’hydrocarbures, il faut désormais chercher plus en profondeur, aller vers les pétroles et gaz de schiste, et là, c’est la formation et les laboratoires de recherche qui vont entrer en jeu».

L’ENSP, c’est aussi des filiales en joint-venture, telles que BASP, Hesp, Wesp et Bjsp. L’objectif, selon les intervenants, est de continuer à exister et d’évoluer dans un marché de plus en plus concurrentiel, en sélectionnant la meilleure ressource humaine et favorisant la recherche scientifique. Le programme quinquennal de coopération inclut donc l’accompagnement de la mise à niveau des décalages technologiques, le maintien de la certification de l’entreprise, le redéploiement des partenariats, en prévoyant des programmes d’algérianisation ainsi que l’accompagnement de Sonatrach dans son volet international.

Valoriser l’expertise algérienne

Pour Noureddine Kriss, visiblement très satisfait de cette opportunité de partenariat avec l’université de Ouargla, «c’est un rêve qui se réalise aujourd’hui de mettre en place des instituts de recherche de référence dans cette région du pays et de capitaliser par là même le savoir-faire accumulé par les pétroliers algériens sur le terrain, en introduisant des modules regroupant toutes les bonnes pratiques répertoriées pour en faire profiter les nouveaux étudiants».

D’abord amer, le PDG de l’ENSP a déploré le fait que «des dizaines d’ingénieurs et techniciens nous quittent en silence sans publier leur expérience dans les champs pétroliers, nous devrions tant nous inspirer des Américains dans ce volet et donner à l’école algérienne du pétrole ses lettres de noblesse». Il est grand temps de renvoyer l’ascendeur, soulignera-t-il, en valorisant les découvertes sur le terrain, les manières efficaces de tirer profit des technologies en place, les décisions prises sur les champs par les ingénieurs et l’économie qu’ils font à l’Algérie grâce à leur expertise sur le terrain. Valoriser les potentialités de l’université, découvrir de nouveaux produits avec les chercheurs du cru, créer de la richesse.

En matière de design pour le cool tubing et les unités de cimentation travaillant à merveille, le PDG de l’ENSP saluera le savoir-faire local qu’il appelle à valoriser également.

«A Aouabed, nous avons essayé jusqu’à 10 000 psi, l’Algérie a épuisé ses réservoirs classiques d’hydrocarbures, elle se dirige inexorablement vers le non-conventionnel», dira-t-il. Se mettant entièrement à la disposition de l’université, «sur les plans logistique et des compétences pour créer une mise à jour des formations destinées au secteur des hydrocarbures, le PDG de l’ENSP a appelé l’université «à parler le même langage et à se mettre au diapason pour marquer un vrai tournant dans la formation des futurs pétroliers». Pour lui, il est clair qu’il faudra faire de la formation à la carte pour améliorer les connaissances pratiques et les enrichir avec les techniques capitalisées sur le terrain.

 

Houria Alioua
 
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