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Ces enfants qui n’ont pas rejoint les bancs de l’école…

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le 07.09.17 | 12h00 Réagissez

Hier, journée de la rentrée scolaire, ce ne sont pas tous les enfants de la wilaya de Tlemcen qui sont allés à l’école.

Et pour cause, des parents d’élèves des agglomérations isolées, notamment sur la bande frontalière ouest, estiment : «En raison de l’éloignement des établissements scolaires de nos domiciles, nous ne voulons pas que nos petits courent le moindre danger sur la route». Les moyens de transport promis par la mairie n’étaient pas au rendez-vous hier matin. «Nous avons décidé, nous, pères de famille, de ne pas envoyer nos enfants à l’école, distante de 7 km. Les promesses des autorités locales pour nous garantir le transport scolaire n’ont pas été tenues. Nous avons trop peur pour nos enfants parce que nous ne voulons pas le regretter, de surcroît dans un environnement où le kidnapping est devenu quasiment une banalité», a déclaré avec amertume, Bachir, un membre de l’association des parents d’élèves d’une commune de l’extrême ouest du pays. Nos différents interlocuteurs se gardent de citer leurs villages pour que, selon leurs déclarations, les pouvoirs publics «n’assimilent pas notre décision à une action politique».

Dans le village de Chebikia, à quelque 15 km de Maghnia, des parents d’élèves avaient, lors de la rentrée précédente,  clairement affiché leur refus d’envoyer leurs enfants à l’école. L’association en avait informé les responsables de wilaya et le ministère de l’Education. «L’école de nos enfants ressemble à tout sauf à un espace pédagogique. Il ne dispose ni de toilettes, ni d’éclairage, encore moins des commodités permettant à nos petits de suivre leur cursus dans des conditions décentes». Par ailleurs, des pères de famille qui, ne pouvant faire face aux dépenses liées à la scolarité, ont carrément mis fin au cursus de leur progéniture. «J’ai du mal à nourrir ma famille, mes deux garçons n’ont pas l’esprit aux études et je ne leur en veux pas parce qu’aller à l’école est un calvaire pour eux : se lever très tôt le matin, se taper 10 km aller-retour, déjeuner avec 2 tomates et 2 œufs n’est certainement pas motivant pour les études. Les classes sont gelées en hiver. Je vais les initier au travail, peut-être qu’ils auront une meilleure vie que moi», juge Noureddine qui reconnaît que priver un enfant de l’école est pratiquement un crime. «Mais que voulez-vous, ce n’est pas de ma faute si je suis pauvre et la prime de scolarité de 3000 DA».                  

Chahredine Berriah
 
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