Régions Ouest Tiaret
 

Tiaret

Les fidèles de la mosquée Etouba en colère

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 26.04.17 | 12h00 Réagissez

La mosquée Etouba, en bas du stade Kaïd Ahmed, au cœur de Tiaret, fait l’objet, tout autant que les 45 autres mosquées de la ville, d’un étroit contrôle par la direction des affaires religieuses.

En fin de semaine, les fidèles, qui avaient l’habitude d’y accomplir pour la grande prière du vendredi, ont été orientés vers la toute nouvelle mosquée réalisée en grande partie sur financements privés. Une décision vite interprétée par le voisinage et les fidèles, qui fréquentaient assidûment ce lieu de culte, comme «une atteinte à la leur liberté» et tentent depuis d’infléchir la position officielle, sans succès pour l’heure. Les citoyens, sidérés par cette décision, nous ont fait part de «leur étonnement de voir cette mosquée décriée, alors qu’elle fut ouverte depuis voilà des décennies sans qu’il y ait la moindre ‘‘fitna’’, et ce, à l’approche de grandes dates et fêtes religieuses».

Contactée par nos soins, la direction des affaires religieuses, par la voix d’Ibrahim Fedoul, responsable, et en l’absence momentanée de son directeur, explique que «ce lieu de culte est considéré comme ‘‘Dhirar’’ et que la décision d’interdire la prière du vendredi émane du conseil scientifique, dans lequel siègent d’éminents érudits, imams et responsables du culte». La décision, renchérit notre interlocuteur, a été consignée sur un procès-verbal et édicte qu’ «en dehors de la prière du vendredi, toutes les autres activités restent permises». M. Fedoul ajoute qu’«on ne peut se permettre d’autoriser la prière du vendredi dans des mosquées distantes de moins de 200 mètres l’une de l’autre en plus de l’implantation de cette salle de prière dans une cave avec tout ce que cela charrie comme désagréments pour les fidèles», alors qu’«à quelques mètres de là une mosquée très avenante, dénommée Salmane El Farissi, vient d’ouvrir ses portes». Cela intervient à un moment où, en plus du sévère contrôle dans les mosquées, l’opinion publique est constamment instruite pour ne pas donner du crédit à cette secte dite El Ahmadiya, dont plusieurs membres ont été arrêtés et emprisonnés, en attendant leur jugement.

Fawzi Amellal
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...