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Oran : Témoignages de parents d’enfants autistes

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le 02.04.17 | 12h00 Réagissez

L’autisme est un trouble du développement caractérisé par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs.

Une maladie méconnue et sous-estimée et qui touche de plus en plus d’enfants à Oran, où quelque 5100 enfants autistes ont été recensés, dont près de 2100 sont suivis par les services de la santé mentale, selon la direction de la santé.

Comme chaque année depuis 2008, le 2 avril est la Journée mondiale de sensibilisation sur cette maladie. «Avoir un enfant autiste est un combat de tous les jours», témoigne Leïla, une mère de deux garçons autistes. «C’est toujours difficile d’accepter un enfant autiste, mais on arrive quand même à l’admettre. Cette situation se complique à l’âge de la scolarisation, devant l’absence d’institutions spécialisées. Certainement, les enfants autistes trouvent d’énormes difficultés à l’école, alors que c’est un droit constitutionnel qui permet de garantir la continuité d’un parcours scolaire adapté aux compétences et aux besoins de l’enfant au sein d’une école. Les difficultés résident dans l’ouverture de classes spéciales, même si l’instruction ministérielle le confirme. C’est notre combat d’accompagner ces enfants à partir de six ans pour une scolarité adaptée», ajoute Leïla.


«La différence entre nos enfants et les autres  nous tue», dira amèrement le père d’un enfant autiste. Cet homme, du secteur de la presse écrite, n’épargne aucun effort pour permettre à son enfant de vivre comme les autres. «J’ai eu de la chance de dépister la maladie de mon enfant dès l’âge de 18 mois. La prise en charge précoce l’a beaucoup aidé à s’adapter, mais l’impuissance face à un enfant qu’on n’arrive pas à élever comme ses frères et sœurs, qu’on a du mal à cerner, à comprendre ou à aider nous ronge». Avec des troubles affectant les relations interpersonnelles, la communication et le comportement, l’intégration d’une personne autiste dans le circuit social et professionnel reste très difficile à Oran, où la prise en charge est insuffisante.

Nayla Hammoud
 
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