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Dégradation des conditions d’hygiène à Oran

Les services sanitaires accusent les collectivités locales de «défaillances»

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le 13.09.17 | 12h00 Réagissez

Les chiffres sont là et révèlent une progression des zoonoses depuis le début de 2017 à Oran. Le service de prévention de la DDS a ainsi recensé plus de 1200 morsures causées par des animaux errants et 117 cas de conjonctivite liés au manque d’hygiène.

Il ne s’agit que de la partie visible de l’iceberg, le service de prévention s’inquiète en fait de la progression des infections et autres maladies liées à la pollution dans certaines communes de la wilaya. Les autorités locales constatent à ce titre une hausse inquiétante de la population des rats, non seulement dans les quartiers déshérités, mais également dans des quartiers dits «résidentiels». «Dans les cités AADL, les rats sortent durant le jour pour se nourrir des ordures et autres détritus, ce qui constitue une réelle menace sanitaire pour la population. Dans la cité des 1377 Logements AADL de ‘‘la Pépinière’’, il faut être prudent en marchant la nuit, de peur d’être mordu par un rat», avoue un médecin.
Le chef du service prévention, le docteur Boukhari Youcef, estime que cette situation est notamment due aux défaillances des mairies dans la collecte des ordures. «La dératisation ne se fait plus dans les cités, ce qui explique une hausse de la population de rats. Nous avons ainsi recensé depuis début janvier 115 morsures de rats, 822 de chiens et 271 de chats.

Il y a aussi une progression des conjonctivites», regrette notre interlocuteur. Dans la quasi-totalité des cas, les morsures sont causées par des animaux errants (chiens, chats…), mais il y a aussi l’apparition de plusieurs cas provoqués par des serpents et même des scorpions. Le service infectieux du CHUO enregistre des dizaines de morsures graves chaque mois. Un chiffre qui ne reflète aucunement la réalité du terrain, puisque des centaines de cas sont pris en charge par les Etablissements de proximité de santé publique (EPSP). Seuls les cas graves sont en fait évacués vers le service infectieux, les autres reçoivent les soins nécessaires dans les EPSP. Cette croissance du nombre des personnes victimes de morsures d’animaux errants est due à de nombreux facteurs partagés entre les services communaux et le citoyen. La ville attire de plus en plus d’animaux errants en raison de la prolifération des décharges sauvages et du non-respect des heures de passage des camions de collecte, à l’origine de la présence de déchets ménagers à longueur de journée, représentant un lieu propice pour ces animaux.

Azekri M.
 
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