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Scandale des faux bacs à Oran

Le principal accusé condamné à 4 ans de prison en appel

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le 17.05.17 | 12h00 Réagissez

Le principal accusé condamné à 4 ans de prison en appel

Jugé et condamné à la peine de six ans de prison ferme, le dénommé B. Boumediene, principal mis en cause dans l’affaire des faux bacs, a comparu cette fin de semaine devant la cour d’appel d’Oran.

Le procureur a demandé le maintien des premières décisions. Finalement, la peine de 4 ans de prison ferme a été retenue contre lui suite aux délibérations. «Faux et usage de faux», «falsification des sceaux de l’Etat», «abus d’autorité», tels sont les faits ayant touché de plein fouet l’université d’Oran et mettant en cause des enseignants et des étudiants, une affaire connue sous l’appellation «Faux bacs et faux diplômes». Le prévenu, accusé d’avoir confectionné de fausses attestations de bac, avait été interpellé en Espagne et extradé vers Oran suite au mandat d’arrêt international lancé contre lui après l’éclatement des faits. En février 2013, ces faits ont touché près d’une centaine de personnes, entre étudiants, cadres universitaires et autres. La signature des attestations était confiée à une femme de ménage par de hauts responsables, selon les éléments de l’enquête ouverte dans ce sens.

Comment donc de telles décisions ont-elles été prises? L’enquête révèle que cette même femme de ménage avait expliqué, lors de son interrogatoire, la manière dont un haut responsable lui remettait des plis fermés contenant des documents universitaires vierges, dont des cartes universitaires et sur lesquels elle devait apposer le cachet humide.

Cet état de fait aura duré entre 2007 et 2010, et, ensuite, un agent du service pédagogique est venu la seconder. A cette vitesse, près de 1500 documents étaient remis, en une journée, à ce fameux responsable. En effet, c’est là que le fameux Boumediene a été cité, employé au niveau de la direction de l’éducation, qui leur avait procuré les documents nécessaires en contrepartie de cadeaux, à savoir, costumes chic, des téléphones portables dernier cri valant plus de 5 millions de centimes, des parfums de luxe, ainsi que beaucoup d’autres choses. A la barre de la cour d’appel, le mis en cause niera avoir commis les faits retenus contre lui. Quand à sa prétendue fuite en Espagne, il expliquera qu’il s’y était rendu pour des soins. Sa défense plaidera la non- culpabilité, évoquant le manque de preuves. 

S. Moncef
 
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