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Mostaganem : Rencontre littéraire avec Bouziane Benachour

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le 18.06.17 | 12h00 Réagissez


Dans la série des rencontres littéraires organisées par la bibliothèque centrale Moulay Belhmici, entrant dans le cadre de «Mostaganem, capitale du théâtre», un imminent homme de théâtre algérien, mais aussi journaliste et romancier, en l’occurrence Bouziane Benachour, fut invité à la nouvelle Ecole des beaux-arts Mohamed Khedda pour une rencontre, animée par Hadj Miliani, autour de ses œuvres, notamment ses essais sur le théâtre algérien. Un auteur d’une grande modestie et qui a plusieurs cordes à son arc. Contrairement à Sartre ou Camus qui, du roman se sont penchés vers le théâtre, Benachour a débuté par le théâtre pour arriver au roman. D’ailleurs, comme le dit si bien son ami Hadj Miliani, spécialiste en littérature, «ses romans sont des pièces de théâtre masquées».

Etant allé à bonne école, Bouziane Benachour, ancien journaliste à Algérie Actualité, El Watan et désormais directeur général d’El Djomhouria, avoue que l’écriture romanesque pour un journaliste est une évasion vers un monde où la stylistique et la description sont possibles : «Mes premiers romans étaient davantage une respiration d’un journaliste asphyxié par la limite d’espace dans le journal où on ne bénéficie que de quelques lignes. Or, le roman me permet de respirer et d’épuiser mon inspiration d’une manière plus aisée.» C’était aussi une thérapie pour pouvoir résister à l’obscurantisme des intégristes qui ont causé la perte des amis durant la décennie noire. «Mon roman Dix années de solitude est le cri d’un homme ravagé par la bêtise des intégristes. Tahar Djaout était un ami très proche qui séjournait chez moi.

L’écriture est une thérapie pour crier ma douleur et pour dénoncer ce qui ne va pas aussi.» Pour Hadj Miliani, «c’est un roman qui peut être utilisé comme document historique». Le lauréat du prix Mohamed Dib en 2012 n’a pas omis de raconter l’anecdote de ce prix littéraire dont notre confrère Chahreddine Berriah était à la source : «J’ai donné mon manuscrit à M. Berriah pour qu’il le lise et me donne son avis. Il a tellement aimé qu’il a décidé de le proposer au concours Mohamed Dib. J’étais à Béchar quand je reçus un appel de la présidente du concours m’annonçant que j’étais le lauréat de cette année». Bouziane Benachour estime qu’un journaliste, outre ses articles, doit écrire et laisser des traces de sa contribution à l’évolution de tel ou tel domaine. «Au début, quand j’écrivais sur le théâtre, nombreux me disaient : qui s’intéresse à cela ? Moi, j’aimais le théâtre et j’écrivais par amour et aujourd’hui je suis très content quand un chercheur vient solliciter mes savoirs sur le 4e art ou sur la musique.» L’auteur de Hall’aba, Dix années de solitude, Hogra, Figures du terroir, Fusil d’octobre ou encore Le Théâtre en mouvement octobre 88 à ce jour, a déclaré qu’il est en ce moment en train d’écrire un nouveau livre sur le théâtre algérien. «En mars dernier, nous étions contactés, Mohamed Kali et moi, par le directeur de la culture de Mostaganem lequel nous a demandé d’écrire un livre sur le théâtre algérien dans le cadre de ‘‘Mostaganem, capitale du théâtre’’.» 

Salim Skander
 
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