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Mostaganem : Le secteur de la santé manque de personnel

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le 16.02.17 | 10h00 Réagissez

 
	Il y a un manque d’infirmiers et de sages-femmes en milieu hospitalier
Il y a un manque d’infirmiers et de sages-femmes en milieu...

L’établissement hospitalier spécialisé Mère-enfant de Lalla Khaira, à 3 km du chef-lieu, gère, outre les accouchements des femmes résidant dans les 32 communes de la wilaya de Mostaganem, celles qui viennent des nombreuses wilayas limitrophes, et, particulièrement, de Relizane, faute de moyens dans cette dernière wilaya.

Face à cela, l’équipe de l’EPH est forcée de faire la «multitâche», en exerçant sa noble profession dans des conditions déplorables. «On est perpétuellement stressés ! Nous avons reçu l’autre fois une délégation de médecins algériens qui exercent en Europe et ils ont été sidérés de voir qu’une sage-femme travaille ici avec 10 malades. On travaille beaucoup et cela réduit notre efficacité vis-à-vis de nos patients, lesquels ne comprennent pas notre manque et nous blâment», nous informe un médecin généraliste.

A ce sujet, le directeur de L’EPH, Hadj Rouabeh, nous a déclaré: «La majorité des sages-femmes que j’ai dans mon administration sont âgées et à trois ans maximum de la retraite. Nous espérons réellement avoir du renfort avec la sortie de la prochaine promotion d’infirmiers et sages-femmes, qui sont à deux ans de l’obtention de leur diplôme à l’Institut national de formation supérieure paramédicale de Mostaganem.»

Pour plus d’informations, nous nous sommes rendus à l’INFSP, où nous avons rencontré le directeur, Fodil Belmokhtar, qui nous a annoncé : «30 sages-femmes (SFSP) seront opérationnelles en 2019, 30 manipulateurs en imagerie numérique (MIN), 31 laborantins (LSP) et 77 infirmiers. La formation est aujourd’hui de 5 ans avec un diplôme de master.» Le hic est que le nombre de diplômés est on ne peut plus insuffisant, d’autant plus que la promo contient des étudiants de Mostaganem et de Relizane.

«Cela ne relève pas de nos fonctions, hélas, car le nombre est déterminé par le ministère de la Santé. C’est une formation qui a un avenir mais qui n’est pas assez courtisée par nos jeunes». Un avis qui n’est toutefois pas partagé par certains jeunes bacheliers que nous avons interrogés : «L’admission à la formation de l’INFSP se fait par concours, auquel, sur des milliers de candidats, seulement une dizaine est retenue.» A noter que l’INFSP de Mostaganem a été tout récemment inauguré dans le cadre d’élargir la formation à travers le pays et alléger la charge sur les deux écoles qui existaient avant, dont l’une à Tlemcen, d’où 8 sages-femmes de Mostaganem sortiront cette année et seront affectées sur tous les services hospitaliers de la wilaya.
                      

Salim Skander
 
 
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