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Mascara : La détresse des malades cancéreux

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le 27.04.17 | 12h00 Réagissez

Les cancéreux à Mascara souffrent de deux problèmes majeurs: Celui de la maladie, en elle-même, et celui de l’insuffisance de leur prise en charge médicale.

Dimanche dernier, profitant de la présence des candidats du parti FLN aux prochaines législatives en train de mener leur campagne électorale à l’intérieur de l’Etablissement public hospitalier (EPH) de Mascara, nous nous sommes rapprochés du personnel du service d’oncologie et autres patients cancéreux qui n’ont pas tardé à déplorer une situation qualifiée de «moins favorable».

Des professionnels de la santé, que ce soit du secteur privé ou public, s’entendent dire que le service d’oncologie de l’hôpital Dr Issad Khaled, l’unique en son genre dans toute la wilaya, est loin de répondre aux besoins de tous les personnes atteintes du cancer, dont le nombre est en nette augmentation chaque année.

Le nombre de personnes atteintes de différents types de cancers dans la wilaya de Mascara s’élève à plus de 5000 cas (en 2015, le nombre était de 5026 cas), avec une moyenne, selon le directeur de la santé et de la population, de 310 nouveaux cas/an, et plus de 500 cas/an, selon d’autres sources. Chez les hommes, les cancers de la prostate et de la vessie sont les plus courants. En 2015, sur 2606 cancéreux, 497 ont été atteints du cancer de la prostate et 225 du cancer de la vessie. En outre, les cancers du sein, de la vésicule biliaire et du col utérin font des ravages chez les femmes.

En 2015, sur 2420 femmes souffrant de cancer, 995 ont été atteintes de cancer du sein, 366 du cancer de la vésicule biliaire et 281 du cancer du col utérin. Devant un nombre grandissant de cancéreux en détresse, l’unique service d’oncologie à Mascara qui ne dispose, actuellement, que de 12 lits et 2 fauteuils, ne peut garantir une meilleure prise en charge. «Malgré les insuffisances, on arrive tant bien que mal à prodiguer, quotidiennement, 40 cures de chimiothérapie», nous relève un infirmer.

De son côté, un praticien du secteur privé a mis l’accent sur le manque d’antimitotiques et les tracasseries des déplacements des patients aux wilayas limitrophes pour effectuer les bilans. «Il faut une structure adéquate et stérile pour une meilleure prise en charge des patients cancéreux vulnérables des effets de la chimiothérapie», nous dit-on. Devant cette situation, des voix s’élèvent pour dénoncer l’annulation du projet de réalisation d’un centre anticancer (CAC) dans la wilaya de Mascara pour lequel une enveloppe de 5 milliards de centimes a été dégagée pour son étude du temps de l’ancien wali.            
 

Abdelouahab Souag
 
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