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Mascara

Les médecins face aux risques de la prescription des psychotropes

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le 11.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	«Dans la pratique quotidienne, il nous arrive d’être impliqués par les services de sécurité et la justice pour telle ou telle prescription parce qu’un individu a été interpellé pour vente illicite de psychotropes ou d’antidouleur», témoigne Dr Belkacem Med Ouahib, expert psychiatre à Mascara, lors d’une rencontre-débat sur les aléas de la prescription de psychotropes dont les tranquillisants et antidouleur.
«Dans la pratique quotidienne, il nous arrive d’être...


Initiée par la section ordinale régionale des médecins (délégation de Mascara), la rencontre avait pour but de sensibiliser le corps médical sur la prescription de ces «drogues pharmaceutiques», à savoir les anxiolytiques, les hypnotiques, les neuroleptiques et autres antidépresseurs, et leurs conséquences. Selon Dr Moumen Aboubakr Seddik, délégué du conseil de l’Ordre médical, «cette question éthique est d’une importance capitale quant à la prescription quotidienne des praticiens qui doivent être protégés et réconfortés dans leur noble mission».

Certains participants à cette rencontre, praticiens du secteur privé et public, ont abordé les aléas engendrés par la prescription des psychotropes dont les tracasseries administratives et autres perturbations dans leur activité professionnelle. «Dans certains cas, nous devenons suspects, voire complices ou fournisseurs de ces produits. Les psychiatres sont souvent convoqués par les services de sécurité parce qu’un des toxicomanes est interpellé.

En plus, nous manquons d’informations et de protection par les services de santé qui doivent être présents sur le terrain et à l’avant-garde, et ce, par la dynamisation du service de sécurité du médicament s’il existe !» a relaté un praticien, qui a dénoncé l’absence de notes d’information de la part de la direction de la santé et de la population en ce qui concerne l’usage des psychotropes. Afin de mettre de l’ordre dans la maison, les participants ont mis l’accent sur la nécessité d’activer le service de sécurité des médicaments, créer un réseau informatique entre officines et praticiens, revoir la loi sur les psychotropes, créer des centres de désintoxication en milieu carcéral dirigés par des psychiatres qualifiés. En outre, nouvellement installé, le bureau de la section ordinale régionale des médecins d’Oran, présidé par Dr Bekadda Med Bachir, a été reçu par le wali, El Affani Salah, et plusieurs points et autres préoccupations du corps médical dans la région ont été discutés.  

Abdelouahab Souag
 
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