Régions Sud Actu Sud
 

Fin des épreuves du Baccalauréat 2017 à Ghardaïa

1681 absents et 17 tricheurs

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 17.06.17 | 12h00 Réagissez

1681 absents et 17 tricheurs

Les épreuves, qui se sont déroulées du 11 au 15 juin 2017, et qui ont pris fin ce jeudi, se sont, de l’avis général, bien passées, pratiquement dans les meilleures conditions d’organisation sur tout le territoire de la wilaya de Ghardaïa.

Hormis les 1681 absents recensés, dont 1550 parmi les candidats libres qui représentent le gros des troupes qui ont fait défection, et les 17 cas de triche décelés, dont deux cas de substitution d’un candidat par un autre indu candidat, aussitôt soumis aux mesures règlementaires, à savoir sanctionnés par une exclusion immédiate, les épreuves se sont déroulées dans de bonnes conditions d’organisation avec une sécurité maximale à l’intérieur et à l’extérieur des 40 centres d’examen, ouverts,  sur 11 des 13 communes que compte la wilaya de Ghardaïa.

Candidats libres

En effet, sur 12 113 candidats inscrits aux épreuves dans la wilaya de Ghardaïa, dont 7167 scolarisés et 4946 candidats libres, seuls 5234 d’entre eux se sont présentés dans leur centre d’examen. La grande majorité des absents sont des candidats libres au nombre de 1550, soit un taux d’absentéisme de 31,34 % alors que du nombre des inscrits, il a été relevé 131 absences, soit 1,83 %. La masse des absents (1550) représente un taux de 13,88%. 40 candidats ont été refoulés des centres d’examen pour arrivée tardive. 24 d’entre eux, tous des candidats libres, ont été renvoyés du même établissement, le CEM 1er Novembre de Bouhraoua, sur les hauteurs de la vieille ville de Ghardaïa.

Pour ce qui est de la triche, et ce, malgré toutes les mesures draconiennes mises en place et la batterie de sanctions prévue à cet effet, il se trouve toujours des candidats audacieux et quelques audacieuses, qui continuent de prendre les risques, tous les risques. En effet, pas moins de 17 tricheurs, dont quatre filles, ont été démasqués. 14 d’entre eux sont des candidats libres. Pour les filles, trois sont des candidates libres et une scolarisée.

Les cas les plus graves, ce sont ces deux individus qui se sont présentés aux épreuves à la place des rassis candidats, qui sont dans les deux cas leurs frères. Le 1er au niveau du lycée Karma Boudjemâa de Bouhraoua, à Ghardaïa, le second, au CEM Larbi Dahmane Belbachir, à El Menéa, à 270 km au sud de Ghardaïa. Les deux indus candidats et les deux vrais candidats ont été présentés devant les juges des tribunaux territorialement compétents pour «usurpation d’identité» et «participation à un concours national sans autorisation».

Evaluation à l’aube

Lors d’un bref, mais clair et concis, point de presse organisé vendredi à une heure du matin, soit au lendemain de la fin des épreuves, dans son bureau de la direction de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa, Ammar Tibani, le directeur  de l’éducation de la capitale des Rustumides, semblant soulagé et même débarrassé d’un grand poids de responsabilité après la fin épreuves, ne cachait pas sa satisfaction quant au bon et parfait déroulé de ces épreuves, remerciant au passage «le wali de Ghardaïa pour avoir mis à contribution tous les moyens de la wilaya, qu’ils soient sécuritaires où organisationnels, pour la réussite de cet important examen national.

Je remercie aussi et sans exception tous les services de sécurité, police et gendarmerie, ainsi que le corps de la Protection civile et ceux de la santé, qui ont, pour les premiers, parfaitement maîtrisé la situation et ainsi donné plus de sérénité aux candidats et à leurs parents et pour les seconds, prêts à porter secours et assistance à tous ceux qui en auraient eu besoin.

Et justement, les parents d’élèves sont à féliciter vivement pour leur parfaite compréhension et surtout pour avoir évité de venir se masser devant les centres d’examen, ce qui aurait perturbé et les épreuves et leurs enfants. Je n’oublierai pas, par ailleurs de féliciter tous les médias, les journalistes et correspondants activant sur le territoire de la wilaya de Ghardaïa pour leur couverture objective et apaisée  de cet événement national».

Pour rappel, au niveau de la wilaya de Ghardaïa, les épreuves du baccalauréat  ont concerné 12 113  candidats, dont 7167 scolarisés et 4946 candidats libres. Parmi eux, 5198 sont des filles, dont 3600 scolarisées et 1598 candidates libres. Au nombre de candidats libres, il faut aussi ajouter 110 détenus, dont deux filles, qui ont concouru  au sein de l’Etablissent pénitentiaire d’El Ménéa, à 270 km au sud de Ghardaïa.

40 centres d’examen, dont celui ouvert dans l’enceinte de la prison suscitée,  placés sous la surveillance de 1483 personnes, ainsi que de 221 observateurs, et pour la première fois des aides-observateurs au nombre de 480 venus en majorité des wilaya de Tipasa, Aïn Defla, Tissemsilt, Tiaret Djelfa et Ouargla, ont été ouverts sur 11 des 13 communes que compte la wilaya de Ghardaïa. Tous les moyens pédagogiques, techniques et logistiques ont été mobilisés pour la circonstance.

Pour ce qui est des candidats aux besoins spécifiques, des mesures, nous dit-on, «ont été prises, pour leur prise en charge dans les centres d’examen où ils ont bénéficié de toute l’assistance nécessaire, selon la réglementation en vigueur». Même le centre de correction, fonctionnel et opérationnel depuis quatre ans, a été doté de toutes les commodités, particulièrement la climatisation, eu égard aux rigueurs du climat, notamment lors de la période des grandes chaleurs.

Centre de regroupement

Une autre innovation, l’ouverture, à Sidi Abbaz, dans la commune de Bounoura, à 4 kilomètres de Ghardaïa, chef-lieu de wilaya, d’un centre de regroupement de toutes les copies des candidats des wilayas de Djelfa, Oued Souf, Ouargla, Laghouat et Ghardaïa avant d’en redistribuer des quotas à chaque wilaya pour correction, mais après avoir assuré l’anonymat du candidat.

Les impressions recueillies auprès de quelques candidats, lesquels bien que manifestant une large satisfaction quant au bon déroulement des épreuves, restent mitigées entre l’espoir, estimant que les épreuves étaient à la portée de tous, et donc la certitude d’avoir bien travaillé, et d’autres mettant en avant soit le facteur de déconcentration dû à la conjugaison du stress, de la chaleur et du carême, soit à la difficulté de compréhension et d’assimilation des sujets qui étaient pour certains carrément compliqués.

D’autres, un petit groupe de quatre copains, habitant Sidi Abbaz, dans la commune de Bounoura, ayant passé ensemble leur bac dans le même lycée Moufdi Zakaria de Béni Izguène, affichent et sans le cacher, un bon moral et montrent beaucoup d’optimisme quand au décrochage de ce sésame pour l’université. C’est, selon eux, surtout «les aides, les encouragements et les indéfectibles soutiens de leurs parents et des enseignants pour les aider à dissiper leurs craintes et trac et surmonter cet examen devant leur ouvrir la voie aux études supérieures, qui ont boosté leurs efforts pour y parvenir».
 

Djamel K.
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie