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Mohamed Belahcène. Enseignant et écrivain

L’homme qui promeut l’histoire de Ammi Moussa par les livres

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le 09.01.18 | 12h00 Réagissez

Mohamed Belahcène est originaire d’Ouled El Abbès, près de Ammi Moussa. Issu d’une famille modeste, il s’est imprégné de la rudesse de cette région montagneuse, qui l’avait obligé, très jeune, à s’armer de sa volonté pour surmonter toutes les contraintes.

Le calvaire, il l’avait connu depuis son plus jeune âge, lorsqu’il avait rejoint l’école primaire de garçons de Ammi Moussa, actuellement école Si Medjahed. A cette époque, il dut défier tous les obstacles pour pouvoir suivre ses cours sans se soucier des kilomètres qu’il parcourait journellement. Après le collège, il s’inscrit à l’Ecole normale et parvint à se classer 9e parmi les 276 stagiaires. En 1971, après une année de travail à l’école Si Abderrahmane, dans sa ville, il fut appelé sous les drapeaux.

Pendant ses deux années de service militaire, il reprend sa scolarité à distance (c’est-à-dire le CNEG de cette époque) et parvient à décrocher le niveau de terminale. Après un premier bac raté en 1975, il y revient une 2e fois en 1982 et le décroche. Après cette réussite, Mohamed aborde une autre étape importante de sa vie avec un courage inouï : il se partage, en effet, entre son devoir d’instructeur et son ambition d’étudier l’histoire à l’université d’Es-Sénia (Oran), soit à plus de 200 km de chez lui.

Mohamed se rendait chaque lundi à l’université pour suivre ses TD. Comment faisait-il ? Bien simple : il finissait son cours avec ses élèves à 10h, ensuite il prenait sa mobylette pour descendre à Oued R’hiou, où il la consignait à la gare avant de prendre le train pour arriver à Es-Sénia à 13h45 et courait à toute vitesse pour rejoindre les bancs de l’amphithéâtre.

Une fois ses TD achevés, il revenait sur son itinéraire, en reprenant le train de 22h, après avoir recopié les cours qu’il avait ramassés auprès de ses camarades dans la mosquée de la gare. Vers minuit, il reprenait sa mobylette pour aborder le chemin sinueux qui le ramenait chez lui seulement aux alentours de 2h.

Cette vie allait ainsi durer 4 années, jusqu’à ce qu’il obtienne sa licence et se retrouve muté au lycée pour enseigner l’histoire. Cette nouvelle ère éveilla en lui la volonté d’écrire. «Après quelques années d’enseignement au lycée, j’avais appris beaucoup de choses sur le monde, alors que j’ignorais tout de ma région qui recèle pourtant d’énormes sites historiques. Aussi, je me suis décidé à fouiller dans les méandres de l’histoire de ma région et depuis j’ai à mon actif quatre ouvrages».

En effet, il a fait publier en arabe : l’Histoire du territoire de Ammi Moussa, la Citadelle des révolutionnaires, Ammi Moussa, homme politique ayant passé par là et les Tortionnaires. Mohamed est aussi sportif, il pratique quotidiennement la marche à cette fin mais encore pour découvrir d’autres trésors que recèle sa région. A 61 ans, Mohamed, le modeste et le souriant, est debout dans ses bottes. Il espère juste qu’on explore la région de l’Ouarsenis. «Redécouvrir cette région, c’est se ressourcer et s’identifier», dit-il.                      

Issac B
 
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