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Tinkicht (Azazga) : Hommage à Mohand Ouali Sarni

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le 12.04.18 | 12h00 Réagissez

Un hommage sera rendu samedi prochain, au village Tinkicht, au moudjahid Sarni Mohand Ouali, aujourd’hui âgé de 80 ans, ayant marqué la Guerre de Libération nationale dans la région d’Azazga. Il devient moussebel en 1954, à l’âge de 16 ans.

Au début de 1956, il participe à un attentat contre un poste colonial, en compagnie de deux autres membres de sa famille, Mohand Saïd et Mohand Tahar. Encore très jeunes et sans armes de guerre, ils seront arrêtés. En tant que mineur, Mohand Ouali ne sera condamné qu’à deux ans de prison, au bout desquels il rejoindra directement les troupes de l’ALN sans transiter par son domicile familial.

De constitution robuste et grâce à sa bravoure et son sens de l’engagement, il s’imposera dans les rangs de l’Armée de libération nationale. Il portera l’unique fusil-mitrailleur qui existait alors dans les maquis de la localité, les munitions étaient portées par un autre compagnon d’armes.
Ce dernier sera présent samedi à Tinkicht pour apporter son témoignage, ainsi que d’autres moudjahidine encore en vie.

Les attaques contre les postes militaires coloniaux par ces combattants de la liberté ont fait date dans la mémoire collective locale. Longtemps après le recouvrement de l’indépendance, quand des écoliers trouvaient des douilles près de leur établissement scolaire, bâti sur les ruines d’un ancien camp colonial, ils se disaient que ce sont des balles tirées par Sarni Mohand Ouali qui prenait position, pendant la guerre, au sommet de la colline.

Il sera grièvement blessé à Yakouren par l’aviation française lors de l’opération «Jumelles» de 1959. Il en porte les blessures jusqu’à ce jour. L’hommage qui lui sera rendu ce samedi à Tinkicht sera aussi l’occasion de rappeler le passé révolutionnaire d’une famille qui compte 4 martyrs, 6 moudjahidine ainsi que des femmes engagées dans la lutte libératrice et ayant été arrêtées et emprisonnées. «La maison familiale a été incendiée par l’armée coloniale en signe de représailles après que tous les hommes ont rejoint le maquis», dira Mouloud Sarni, organisateur de la cérémonie de ce samedi.

S. Yermèche
 
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