Régions Kabylie Tiziouzou
 

Ouarda Belkada Akif, combats et écriture

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le 16.02.17 | 10h00 Réagissez

Mme Ouarda Belkada, née Akif, mère de plusieurs enfants, est une infatigable combattante contre toute forme d’injustice sociale.

Ses principales armes : sa poésie et ses écrits, une méthode, dit-elle, qu’elle tente d’inculquer, tant bien que mal, à ses enfants et son environnement. Quadragénaire et native d’Alger, Ouarda, dont les parents sont originaires de Taguemount Azouz (Béni Douala, Tizi Ouzou) où elle vit et travaille présentement, «car c’est une région qui me donne beaucoup d’inspiration concernant l’écriture de mes nouvelles et la composition de mes poèmes», témoigne-t-elle. Elle a également édité plusieurs ouvrages dans la langue de Molière, qu’elle projette par ailleurs de traduire, sous peu, en tamazight.

Il s’agit surtout de Combat d’une femme et Violence au sein du couple et à l’école, ainsi que d’autres encore, sur son géniteur notamment, un ancien maquisard durant la guerre de libération nationale et les durs problèmes d’héritage dans les familles kabyles où la femme est souvent marginalisée, voire exclue.

Ouarda Akif, qui obtiendra, après de brillantes études universitaires, son ingéniorat en génie civil, embrassera le domaine de l’écriture et de la poésie, une façon d’exaucer un peu le vœu de son défunt père qui lui demandait, de son vivant, alors qu’elle était lycéenne, d’écrire un jour son histoire. Après avoir édité ces ouvrages au bout de quelques années (de 2011 à 2015), l’auteure lance encore une saccade d’autres essais (nouvelles, roman, poésie, contes pour enfants…) qu’elle compte éditer sitôt qu’elle aura trouvé des engagements honnêtes auprès de maisons d’édition. Ses précédents ouvrages ont tous été édités à compte d’auteur, a-t-elle rappelé.

La simplicité de la rédaction de cette auteure permet de lire d’une traite les récits, même si, parfois, le lecteur est «heurté» par quelques malencontreuses coquilles, dues certainement à l’inattention des éditeurs (erreurs de frappe ou omission de mot en milieu de phrases et que, souvent, le lecteur finit par «corriger de lui-même»).

Ainsi, dans Combat des femmes, l’auteure étale des témoignages poignants d’une trentaine de femmes (veuves, divorcées, violées, trahies, battues, parfois par leurs propres parents, en plus de la tyrannie de leurs maris, etc.). D’un cas à l’autre, l’auteure narre, dans cet ouvrage en taisant la vraie identité des victimes, le martyre véridique de jeunes mamans ou jeunes filles abandonnées par leurs prétendants au bout de quelques années de fréquentation entre les familles du futur couple, avant que n’intervienne la fatale rupture (inattendue ou «calculée»), souvent de la part du prétendant, d’où, souvent, un désarroi inextricable, pour la jeune fille, la menant à des états d’extrême douleur, voire de psychopathie et d’errance…
 

Salah Yermèche
 
 
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