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Maâtkas : L’expérience probante de la fromagerie Maâchera

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le 09.10.17 | 12h00 Réagissez

L’industrie laitière est un travail très délicat. Cela exige de l’attention afin de parvenir à réaliser un produit de qualité et pouvoir ainsi satisfaire le consommateur de plus en plus exigeant».

Mme Ouiza Khales née Hamour vérifie le moulage des camemberts réalisés tôt en cette journée de mercredi, avant d’ajouter : «Les fromages frais et les différentes sortes de camemberts sont les plus demandés.» La jeune femme est à la tête de la fromagerie Maâchera depuis 2010. La petite entreprise est actuellement implantée au village Berkouka, dans la commune de Maâtkas, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Tizi Ouzou.

«Pour satisfaire le consommateur, il faut toujours veiller à avoir une très bonne qualité de  matière première, car même si le savoir-faire du fabriquant est important, le goût du fromage résulte avant tout de la qualité du lait», ajoute la jeune femme. Elle affirme recueillir dans son unité jusqu’à 1800 litres de lait de vache quotidiennement. «J’ai signé des conventions avec 37 éleveurs des localités de Tigzirt, Makouda, Oudhias, Souk El Tenine et aussi ici à Maâtkas et quatre collecteurs se chargent d’acheminer le lait à la laiterie», explique Mme Khales.

Elle ajoute qu’avec cette quantité de lait cru elle arrive à produire entre 750 et 1500 unités de fromages par jour, explique-t-elle. La gérante de la laiterie Maâchera revient brièvement sur le processus de fabrication des produits qu’elle propose. «Après la pasteurisation, nous ajoutons des ferments pour le caillage. Après le moulage, nous entamons le salage puis le ressuyage et enfin l’affinage et le conditionnement», explique-t-elle, affirmant que cela nécessite en moyenne 12 jours avant que le produit ne soit prêt à la commercialisation.

La fromagerie a ouvert ses portes grâce à un crédit que la jeune femme a contracté auprès de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) et aujourd’hui l’unité fonctionne avec quatre ouvrières. La rude concurrence ne déstabilise pas la jeune femme, qui se charge de livrer elle-même sa production.

«Pour la commercialisation, je ne compte pas uniquement sur les livreurs, je me déplace moi-même. Avec mon époux, nous faisons la tournée des grandes surfaces, notamment pour ce qui est du marché régional afin de leur proposer nos produits. Comme nous livrons aussi pour certains clients à Bouira, Alger, Boumerdès, Béjaïa et Sétif», souligne la gérante.

Mme Ouiza Khales espère aujourd’hui concrétiser son projet d’extension pour lequel elle a déjà déposé une demande pour l’attribution d’un terrain. «La prochaine étape sera la production laitière de lait fermenté ainsi que de fromage rouge et fondu. J’ai d’ailleurs formulé auprès des services de la wilaya une demande pour l’extension de mon unité».
 

Tassadit Ch.
 
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