Régions Kabylie Tiziouzou
 

Les handicapés réclament des accès aménagés

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le 14.02.18 | 12h00 Réagissez

La wilaya de Tizi Ouzou compte plus de 26 330 handicapés recensés aux services de l’action sociale (DAS), dont 12 460 atteints de troubles mentaux et 9322 souffrant de déficience motrice.

Leur nombre serait plus important, selon des militants du mouvement associatif.  Dans les villages reculés  disséminés à travers les 67 communes de la région, de nombreux cas ne sont pas déclarés, donc non répertoriés dans les registres officiels, affirme t-on. Afin de favoriser leur intégration et l’accès à la vie économique, sociale et politique, deux journées  leur sont  dédiées le 3 décembre et le 14 mars de chaque année.

Certains principes de base ressassés à cette occasion, mais ils sont trop vite oubliés après avoir été «fêtés» solennellement par les pouvoirs publics, comme : «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits». Sur le terrain, la situation est toute autre. L’accès au travail, à l’éducation et à la vie tout simplement n’est toujours pas chose aisée pour cette frange vulnérable de la société.

Appareillage spécifique, accompagnement médical et psychologique, emploi, pension, les besoins sont multiples. «Les pouvoirs publics ne se rappellent de notre existence qu’à l’occasion des Journées nationale et internationale dédiées aux handicapés, durant lesquelles des cérémonies sont organisées dans chaque daïra. Le reste de l’année, nous sommes livrés à nous-mêmes.

La pension de 4000 DA octroyée aux handicapés dont le taux d’infirmité est de 100 % est insuffisante», déplore un représentant de l’Association des handicapés de Tizi Ouzou. «Nous ne travaillons pas. La plus grande majorité de nos adhérents sont issus de couches sociales défavorisées. Faute de financement public, nous sollicitions des donateurs de la région et nous organisons des galas de solidarité à la maison de la culture de Tizi Ouzou», poursuit notre interlocuteur.

Sur un autre plan, les personnes aux besoins spécifiques interpellent les autorités à l’effet d’assurer l’accessibilité aux bâtiments publics et autres édifices privés fréquentés par les handicapés. «Tous les bâtiments réceptionnés ou en cours de réalisation ne sont pas dotés d’accès aménagés. Les mêmes difficultés se posent avec acuité en ce qui concerne les cabinets médicaux situés dans les bâtiments.

Comment voulez-vous monter sur un fauteuil roulant jusqu’aux étages supérieurs dans une ville comme Tizi Ouzou où les constructions sont dépourvues d’ascenseurs ? En présence de marches, une rampe inclinée ou un ascenseur sont indispensables pour le déplacement des handicapés», nous dira  Hocine Kheloui, président de l’Association pour l’insertion et la communication des handicapés moteurs de la wilaya de Tizi Ouzou.

«Les pouvoirs publics doivent instruire les architectes et les promoteurs immobiliers pour l’aménagement d’accès, notamment aux édifices étatiques. Les handicapés moteurs éprouvent également beaucoup de difficultés pour vaquer à leurs occupations en raison de l’impraticabilité du milieu urbain», conclut le président de cette association agréée en 1987, qui distribue, par ailleurs, des dons en faveur des plus démunis de cette catégorie sociale.

 

Ahcène Tahraoui
 
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