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Les éleveurs réclament le soutien des autorités

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le 09.10.17 | 12h00 Réagissez

La production de lait de vache est assurée en majorité par les petits éleveurs dans des exploitations familiales et dont le nombre est estimé à 3 500. Ils étaient 5 000 l’année dernière.

Des investissements ont cependant été lancés dans le secteur pour relancer l’activité. C’est le cas de la ferme de Bouzrara, à Aït Zellal, dans la commune de Souamaâ, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou. 64 vaches laitières produisent entre 700 et 1100 litres de lait chaque jour. Le propriétaire, Belaïd Aït Ouadda, a bénéficié d’un crédit d’investissement Ettahadi de la Banque de l’agriculture et de développement rural (BADR).

«Ce crédit m’a permis de financer l’acquisition de 50 vaches laitières et j’ai commencé mon exploitation en décembre 2016», dira-t-il, soulignant qu’il emploie actuellement 4 ouvriers. Il a placé d’importants moyens pour la réalisation de sa ferme équipée d’une salle de traite et d’un matériel adéquat. M. Aït Ouadda a dû acquérir un terrain de 7,5 ha à Souamaâ. «Tout ce que vous voyez là, c’est un investissement de près de 10 milliards de centimes», dira-t-il. Son élevage compte actuellement 64 vaches «dont 16 viennent de mettre bas», ajoute notre interlocuteur.

Les bêtes produisent entre 17 et 20 litres de lait chacune quotidiennement et le produit est exclusivement destiné à une laiterie implantée dans la wilaya de Béjaïa. L’investisseur ne cache cependant pas sa déception. «Nous travaillons à perte», avoue-t-il, ajoutant que le prix auquel est vendu le lait y est pour beaucoup.

«Nous cédons notre produit aux laiteries à 40 DA le litre et une subvention de 12 DA nous est octroyée par l’Etat», affirme-t-il. Il estime ses charges quotidiennes à près de 20 000 DA, soulignant toutefois que le foin est procuré par la laiterie. «Nous avons besoin de 5 quintaux d’aliment de bétail par jour en plus des 10 quintaux de foin», dira-t-il.

L’exploitant fait aussi face au manque d’eau. «J’achète quatre citernes d’eau chaque jour», soutient M. Aït Ouadda, déplorant l’absence de soutien de la part des pouvoirs publics. Il reste toutefois optimiste, affirmant vouloir agrandir son exploitation.

«Je viens de faire un recours auprès de la BADR afin qu’ils m’accordent un crédit supplémentaire pour acquérir 40 autres têtes et je souhaite arriver à une exploitation avec 150 vaches laitières», explique-t-il, ajoutant que «la passion du métier nous amène à ignorer les difficultés». Belaïd Aït Ouadda souhaite aussi accueillir des étudiants vétérinaires pour leur formation avec le concours de l’université de Tizi Ouzou. 
 

Tassadit Ch.
 
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