Régions Kabylie Tiziouzou
 

Larbaâ Nath Irathen, de la wilaya III historique

El Misser honore ses martyrs

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le 02.11.17 | 12h00 Réagissez

Les villageois d’El Misser, dans la commune d’Aït Aggouacha (Tizi Ouzou), ont célébré, hier, dans la joie, le 63e anniversaire du déclenchement de la Révolution.

Des activités sont programmées par le très actif comité de village, qui en a informé la population par plusieurs supports, dont la page Facebook éponyme.

Les activités ont commencé par un rassemblement au lieudit Tizi Tezrouth. Suivra pour la longue procession qui s’est formée à l’occasion, la levée du drapeau à l’abri de Moqrech, où trois jeunes martyrs, Salmi Mouloud, Houacine Mebarek et Driss Mouloud, sont tombés les armes à la main après un très rude accrochage avec la soldatesque française. Les trois héros, qui ont donné du fil à retordre aux militaires français, y sont toujours enterrés. La fille d’un des chouhada de cette journée mémorable, Salmi Fetima, a pris la parole pour rappeler les circonstances de la mort du groupe. Les participants reviendront à Tizi Tezrouth pour une levée du drapeau et l’inauguration d’une fresque commémorative à la mémoire du chahid Cheggour Ali, dont l’école primaire porte le nom. La procession se rendra, à la fin, à la place de la mosquée où est programmée une levée du drapeau. Situé aux confins de plusieurs régions importantes de la Haute Kabylie, El Misser, qui fait partie du Arch Nath Irathen, a été un haut lieu du combat libérateur.

Des dirigeants de la Révolution ne s’y sont pas trompés, en y faisant un des hauts lieux de leur combat. Des dirigeants du CCE y ont fait des haltes; des cadres de la Wilaya III historique, dont le colonel Amirouche et ses dévoués compagnons, ont, eux aussi, trouvé chez la population dévouée le plus grand soutien. Témoin privilégié de cette période héroïque, le capitaine de la zone III, Si Mohand Ouvelaid Hocine, relate dans ses mémoires intitulées « Itinéraire d’un combattant de Larbaâ Nath Irathen », des épisodes inconnus de l’histoire de ce village dont les habitants ont participé, comme il le rappelle avec émotion, à l’effort de guerre.

Grand baroudeur devant l’Eternel, l’officier de l’ALN, natif du village Aït Frah, raconte dans son texte, malheureusement épuisé en librairie, les actions de la population, et particulièrement des «sœurs révolutionnaires», l’auteur ayant été lui-même soigné après des blessures dans un des nombreux abris du village. Le grand mérite de la célébration et d’autres activités, est à mettre à l’actif des jeunes du village qui se font fort d’entretenir le lien avec leurs valeureux prédécesseurs…  

Nadir Iddir
 
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