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Bouira

Recueillement à Ighzer Iwaquren

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le 07.05.18 | 12h00 Réagissez

Les habitants de Raffour, relevant de la commune de M’chedallah, à l’est de Bouira, ont commémoré le 61e anniversaire de l’incendie et de la déportation des habitants du village Ighzer Iwaquren, lors de la guerre de Libération.

Du 4 au 6 mai, plusieurs festivités ont été organisées, que ce soit au niveau de la ville de Raffour ou à Ighzer Iwaquren. Entre autres, un semi-marathon, qui a vu la participation de plus de 300 athlètes de différentes catégories d’âge issus de plusieurs wilayas du pays.

Le lendemain, l’historique Ighzer Iwaquren a vu plusieurs centaines de personnes affluer pour se recueillir à la mémoire de leurs parents et grands-parents. Cet ancien village, au cœur du mont Tamgout (Lalla Khedidja), était un refuge et un hôpital pour les maquisards. La valeureuse martyre, Malika Gaïd, et tant d’autres infirmières moudjahidate y soignaient les blessés de l’ALN. Les habitants d’Ighzer Iwaquren ont embrassé la cause nationale dès l’aube de la glorieuse Révolution de 1954 et même bien avant. Déjà en 1956, la maison du militant du PPA et l’un des architectes de la Révolution dans la région, en l’occurrence Idir Kechadi, fut brûlée, à cause de son activisme. Les échos de la mobilisation d’Iwaquren finirent par arriver, via des mouchards, aux autorités coloniales de l’époque.

En guise de représailles, le village fut totalement incendié et ses habitants déportés par les soldats de l’armée coloniale française un 6 mai 1957. Dispersés sur plusieurs régions de l’est de Bouira et ailleurs, les déportés ont été regroupés ensuite dans un lieu appelé le «Camp de toile», Raffour, actuellement. Même après avoir vidé le village, la région d’Ighzer Iwaquren est resté le fief des moudjahidine. Cependant, le 19 décembre 1959, lors de la sinistre opération Jumelles, 52 maquisards tombèrent au champ d’honneur à Tala, dans le territoire d’Ighzer Iwaquren. «Nous avons souffert durant la guerre de Libération. Nous avons tout laissé derrière nous après la déportation.

Nous réclamons de l’Etat algérien de classer ce village patrimoine historique protégé et de lui consacrer un budget pour sa reconstruction», dira l’un des survivants de la guerre de Libération. Le wali de Bouira, qui était en visite sur les lieux, avait promis des projets d’ouverture de pistes. La commémoration s’est poursuivie dans une ambiance festive. Au menu, des pièces de théâtre, du chant, de la poésie et une waâda à laquelle tous les présents ont goûté.
 

Omar Arbane
 
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