Régions Kabylie Bouira
 

Mohamed Hellal. Président de l’association Histoire et archéologie

«La situation juridique doit être assainie»

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le 10.05.18 | 12h00 Réagissez


- Quel constat faites-vous de la situation du patrimoine archéologique à Bouira ?

Nous avons fourni d’énormes efforts afin de préserver ce patrimoine éparpillé sur le territoire de la wilaya, même avec le peu de moyens que nous avons. Bordj Hamza, qui était sur le point d’être démoli, a été restauré grâce nos efforts et ceux de la direction de la culture. Le ministère de la Culture avait consacré 8 milliards de centimes pour la restauration du monument.

Malheureusement, ce n’est pas le cas pour les autres édifices et sites. Nous avons établi des dossiers pour des opérations de restauration d’autres monuments, mais qui sont restés sans suite. Il y a aussi l’incivisme et l’insouciance de certains citoyens qui contribuent à la déperdition de notre patrimoine.

- Quelles sont les causes de ce blocage ?

Pour mener de telles opérations, les archéologues doivent trouver d’abord une situation juridique assainie pour passer à l’action. Or, ce n’est plus le cas. Les terrains du site de Tachachit, par exemple, appartiennent à des particuliers qui ont construit des logements. Donc, il faut trouver des solutions au niveau local, que ce soit au niveau de l’APC, de la daïra ou de la wilaya. Idem pour les problèmes sur les autres sites.

Il faut qu’il y ait une volonté au niveau des collectivités locales et une conscience de la valeur de ce patrimoine chez le citoyen. En somme, la préservation du patrimoine est l’affaire de tout un chacun.

- Qu’en est-il de vos activités ?

Nous avons organisé récemment un colloque scientifique international intitulé «Bouira à l’époque médiévale». Nous étions surpris par l’intérêt suscité par l’événement, la qualité des interventions et leur contenu scientifique. Nous avions eu l’idée de les réunir dans un ouvrage qui servira les étudiants et les chercheurs dans le domaine.

Notre deuxième axe de travail s’articule sur la formation dans le volet du tourisme culturel, qui manque cruellement à Bouira. Cette formation sera sanctionnée par la remise de diplômes agréés par l’Etat. Les jeunes formés pourront exercer le métier de guide touristique culturel pour leur propre compte.                                                                            

Omar Arbane
 
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