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Atteinte au périmètre sauvegardé de Béjaïa

Un chantier d’une cité militaire contesté

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le 13.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	La piste qui a été ouverte vers le chantier
La piste qui a été ouverte vers le chantier

Encore une agression au périmètre du secteur sauvegardé de la ville de Béjaïa.

Au début de la semaine en cours, un engin mécanique, escorté par des militaires, a été aperçu en train d’ouvrir une piste sur un terrain boisé situé au lieudit «Bridja», sur les hauteurs de la forêt des Oliviers.

Alertées, l’association Ardh (Terre),  pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel de la ville de Béjaïa, et l’Association du quartier El-Qods ont réagi ensemble pour dénoncer une énième «atteinte à un site riche en potentiel historique et archéologique qui remonte à l’ère des Romains et des Hammadites».

Des photos prises sur place montrent des arbres arrachés et de grosses pierres déterrées, qui auraient servi à l’édification de structures antiques. Selon des informations recoupées, «un projet d’une cité militaire de plus de 40 logements est en voie de réalisation sur cette parcelle de terrain jouxtant la caserne militaire».

Les membres de ces associations ont affirmé que cet espace vert se situe en plein périmètre du secteur sauvegardé de la ville de Béjaïa. Contacté par nos soins, le président de l’Association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel de la ville de Béjaïa, Zahir Bennacer, a exprimé l’indignation des habitants, ainsi que des membres associatifs, qui ont adressé une lettre aux responsables locaux.
«Nous avons envoyé ce matin (hier, ndlr) une correspondance à l’APC de Béjaïa, à l’APW, ainsi qu’au wali, pour nous renseigner sur la nature de ce projet, tout en affirmant que la nature juridique de ce terrain est domaniale», a déclaré Zahir Bennacer. Le groupe d’associations souhaite l’arrêt des travaux et la prise en considération du potentiel historique et archéologique du site.

D’aucuns estiment que si le ministère de la Défense ne peut pas être soumis à certaines règles et conditions d’urbanisme, cela ne l’empêche pas de prendre en considération l’avis des associations qui luttent pour la sauvegarde du patrimoine, ainsi que les recommandations du bureau d’études chargé de l’élaboration du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la ville.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que ce groupe d’associations intervient pour alerter les autorités sur les convoitises qui existent autour de cet espace protégé. Ces dernières se sont mobilisées en juillet 2017 pour demander l’arrêt d’un projet de réalisation d’une salle polyvalente, dans le cadre de la construction d’un hôtel aux Oliviers, dont les travaux d’extension piétinaient le périmètre sauvegardé. Le wali, Mohammed Hattab, constatant les dégâts, a ordonné la suspension des travaux avant le déplacement d’une équipe du Centre national de recherches en archéologie (CNRA) qui n’a pas tardé à se déplacer sur le les lieux afin de déterminer les potentialités archéologiques du site.
 

Nordine Douici
 
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