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Sidi Aïch (Béjaïa)

Première édition du Salon de l’agriculture familiale

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le 20.03.17 | 12h00 Réagissez

Première édition du Salon de l’agriculture familiale

Le CFPA de Sidi Aïch, à 50 km au sud de Béjaïa, a abrité, du 7 au 9 mars, la 1re édition du Salon de l’agriculture familiale de la Soummam.

Organisée par la subdivision agricole de Sidi Aïch, cette manifestation, qui a vu la participation d’une soixantaine d’exposants représentant les différentes filières du secteur agricole, vise à redonner espoir aux familles rurales et à les informer des différentes opportunités d’investissements qui existent dans ce domaine.

Miel, huile d’olive, figues sèches, gelée de figues, aliments de bétail et volaille, scourtins, articles de vannerie, matériel avicole, cunicole et apicole…, les différents produits et matériels exposés et proposés à la vente attestent des multiples efforts déployés pour booster ce secteur, qui tarde à réaliser son véritable essor. En plus des exploitants et des fabricants, la BADR, la CRMA, l’Angem, la CNAC, l’Itnaf de Boukhalfa, les CFPA de Sidi Aïch et de Tinebdar, la coopérative de service Amacine étaient également de la partie.

Les stands d’exposition n’ont pas désempli durant trois jours et ont connu une grande affluence de visiteurs, qui ont eu droit à toutes sortes d’explications sur les différentes opportunités qu’offre ce segment. En effet, «en plus de participer à la protection des ressources naturelles, l’agriculture familiale crée de l’emploi en milieu rural et améliore les conditions de vie des populations en zone de montagne», souligne dans ce sens Boualem Bellil, le subdivisionnaire. Dans sa communication présentée à cette occasion, il a expliqué que l’intérêt de l’agriculture familiale est «liée à la protection de l’environnement, à la sécurité alimentaire et à la préservation de notre héritage agricole».

Et d’expliquer que cette dernière «est une forme d’organisation et de production agricole, qui mobilise le travail familial et se distingue de l’agriculture d’entreprise ou de ferme par le fait qu’elle ne sépare pas le travail du capital. Contrairement à l’agriculture d’entreprise, dans l’agriculture familiale ce sont ceux qui travaillent qui s’approprient les bénéfices». Tout le monde converge vers une seule conclusion, qui est que le salut du pays passe par le développement de l’agriculture.

A ce propos, le responsable de la société Gaun, d’Espagne, présente depuis 2012 sur le marché algérien, dit que «la conjoncture économique actuelle a fait que nous avons pensé à proposer un module d’élevage rural destiné essentiellement aux petits ménages et à la femme rurale. C’est un pack économique, qui ne nécessite pas un gros budget.

Il englobe et la bâtisse et les équipements d’élevage à l’intérieur, avec tous les moyens d’humidification et d’extraction. Nous proposons trois packs : un pour l’élevage cunicole, un autre pour l’élevage caprin et ovin et un pour l’élevage du poulet de chair au sol. Nous avons lancé pour la première fois ces modules le 28 février dernier à Béjaïa et aujourd’hui nous sommes venus les exposer physiquement avec simulation».

Pour sa part, le directeur de la Caisse nationale de mutualité agricole a déclaré : «Nous mettons l’investisseur agricole au centre de notre activité et nous nous attelons à répondre aux nouveaux besoins exigés par le nouveau paysage économique.»

Pour les volets théorie et formation, plusieurs communications relatives à la thématique de l’agriculture ont été présentées lors de ce Salon par des agronomes. «Le changement : climat, alimentation et agriculture», «Le développement cunicole en milieu rural », «Les plantes oubliées», «L’agriculture familiale», «Le rôle des associations dans le développement rural», «Protection phytosanitaire de l’olivier», telles sont les thématiques qui ont été développées respectivement par Belloul Assia, Aberkane Noria, Amara Yasmine Boualem Bellil, Seddaoui Djilali et Taâzibt Hassiba, qui ont mis l’accent sur la nécessité impérieuse de développer le secteur agricole, seul vecteur, insistent-ils, pour sortir de l’ornière de la dépendance alimentaire. 

 

Boualem B.
 
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