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Ighrem : Colloque sur la zaouia Ouboudaoud

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le 10.04.18 | 12h00 Réagissez

L’association Med-Action d’Akbou a organisé pendant deux jours, un colloque sur la zaouia Sidi Saïd Ibn Daoud, du village Taslent, situé sur les hauteurs de la vallée de la Soummam.

De l’analyse du style architectural des édifices de la zaouia à la discussion de l’opportunité de constituer un dossier de classement dans l’inventaire supplémentaire des biens culturels de la wilaya de Béjaïa, les organisateurs ont mis l’accent sur la possibilité de faire de la zaouia un «patrimoine actif».

Les représentants des localités ont insisté sur le volet historique, en rappelant que «l’histoire de cette institution est pleine de valeurs sociales et humaines». «Elle servait de foyer pour les nécessiteux et les passants qui n’avaient pas de toit», explique Hamidouche Madjid, P/APC d’Ighrem. «Je tiens à souligner l’importance d’impliquer les jeunes générations dans ce genre de réflexions sur l’histoire et le patrimoine de la région, nous devons œuvrer à la préservation de cet héritage prestigieux que nous avons entre nos mains», ajoute Salhi Mouloud, P/APC d’Akbou.

De son côté, Yahyaoui Mariama, maître conférencière à l’université de Béjaïa, a insisté sur le «qanoun» de Taslent transcrit par le colonel Anatole Hanoteau et le bio-bibliographe Elhafnaoui. «A part quelques différences linguistiques, le qanoun est en parfait état. J’ai fait des travaux sur les manuscrits et ils montrent à quel point notre société était structurée et bien organisée.

Il est utile d’intégrer cet institut dans le patrimoine et l’histoire de la construction sociale kabyle, il fait partie de notre culture», déclare-t-elle. Les jeunes du village Taslent observent une certaine distance à propos de ce sujet. «Les jeunes sont habités par la crainte de revivre la restriction des libertés, la violence dans nos rues et la radicalité religieuse.

Sinon, nous sommes croyants et nous n’avons pas besoin d’une zaouia pour apprendre Le Coran ou faire nos prières», ont soutenu certains d’entre eux. Le point noir de la rencontre reste l’absence de débat. Alors que les présents à ce colloque ont souhaité débattre des questions posées, les organisateurs ont préféré laisser les communications à sens unique. 

B. Bacha
 
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