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La nouvelle année est là

Ce qu’attend Béjaïa de 2018

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le 02.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	Les aspirations sont multiples pour des citoyens qui attendent que cette nouvelle année permette la réalisation des aspirations jusque-là inabouties. 
Les aspirations sont multiples pour des citoyens qui attendent que cette...

L’année 2017 s’est achevée avec ses épisodes nombreux de remous sociaux et ses moments rares de contentement, avec ses quelques satisfactions et ses déceptions.

2018 est là, elle lui succède, apportant avec elle des aspirations nouvelles ou celles même qui ont accompagné malgré tout l’année qui vient de s’ajouter aux archives. Qu’attendent les citoyens de la wilaya de cette nouvelle année ? Qu’est-il attendu de nos décideurs ?

Béjaïa a vécu ses dernières années avec son projet «du siècle», qui s’étire exagérément dans le temps. La pénétrante autoroutière n’a pas été inaugurée en 2017. Le chantier ayant été entamé en 2013, pour un délai de réalisation de deux années et demie, sur papier donc la pénétrante devait être fonctionnelle en 2016 déjà. Le sera-t-elle en 2018, soit dans sa cinquième année de travaux ? Rien n’est moins sûr. Et la question risque même d’être reposée en 2019.

Les autorités ont été amenées, pour atténuer la grande désillusion de la population à accepter de réceptionner le projet en tranches, à tel point que le tout dernier tronçon, de moins de 10 kilomètres, a mobilisé baroud, cavaliers et grande pompe. Toute la difficulté est désormais dans le double tunnel de Sidi Aïch, qui conditionne la suite des inaugurations saucissonnées. Il est attendu qu’en cette nouvelle année on puisse voir, au moins, le bout du tunnel mais pas assurément le bout de la pénétrante. «Elle sera achevée vers l’an 2020», ironisent certains citoyens. Echaudées par la non-maîtrise des échéances, les autorités se retiennent d’avancer la moindre date pour le prochain tronçon qui partira de Takeriets pour un autre bout de route jusqu’à Amizour.

Pour la population, il est attendu que 2018 minimise le calvaire des bouchons sur les routes. En cela, on attend aussi la réception du grand échangeur de la ville de Béjaïa qui, lui également, a exagérément tardé pour entrer en service. Entamé en 2012 pour être livré en 2014, il en est encore à la pose des ponts voussoirs. La toute dernière promesse de livraison nous renvoie à avril 2018. En attendant, nos routes sont dans un tel état de dégradation que les automobilistes sont presque fatalement voués à une autre année de cahotement, à moins qu’on fasse preuve, en cette nouvelle année, d’une bonne gouvernance.

Des aspirations

Les retards qui n’ont épargné presque aucun projet lancé depuis des années font porter à cette nouvelle année le poids des espérances jusque-là inabouties. Parmi les commodités de la vie qui manquent injustement, il y a l’eau potable, qui n’est pas distribuée suffisamment dans les foyers de la wilaya. Jusqu’à 2017, l’eau était rationnée, y compris dans la ville de Béjaïa, où les vannes ne s’ouvraient que pour les trois premières heures de la matinée et autant en début de soirée.

La situation est pire dans certaines localités, particulièrement dans la vallée, comme Tazmalt, où l’eau n’arrive au mieux qu’un jour sur deux. Les pouvoirs publics avaient miroité il y a quelques années une alimentation en H24. Mais en 2018, on en rêve encore, comme on rêve du gaz naturel pour le cas de très nombreux foyers. 2017 s’est terminée par la promesse du wali qu’au cours de cette nouvelle année le taux de couverture en gaz atteindra les 87%.

Le wali, et à travers lui l’administration, est attendu sur un autre registre : les libertés. 2018 sera-t-elle moins restrictive en matière de libertés individuelles et collectives que l’ont été 2017 et les années d’avant ? C’est le souhait de tous les militants des droits humains.

Cette nouvelle année coïncide avec le début de la nouvelle mandature des assemblées élues, communales et de la wilaya. L’espoir de nombreux citoyens est que cette année ne soit pas celle des blocages et de la non-gestion, dont ils ont pâti en 2017. Pour certaines APC, l’espoir est permis, comme à Tazmalt, Akbou, Chemini, Béjaïa… Pour d’autres, qui connaissent un faux départ, il l’est moins, comme à Oued Ghir, Taourirt Ighil, Tichy,…

Le commun des citoyens espère surtout voir s’atténuer en 2018 les affres de la crise financière du pays et de la politique d’austérité et que soit débloquée la multitude de projets gelés, dont celui du CHU. On attend de cette année que le développement de la wilaya connaisse une amélioration tangible, qu’elle dépasse le stade des discours et que soient libérées les initiatives. Beaucoup attendent du gouvernement de lever les obstacles sur les investissements que la bureaucratie et les calculs politiques plombent, comme la fameuse usine bloquée de trituration de graines oléagineuses de Cevital.

La population reste dans l’attente d’un changement dans les politiques du gouvernement et de sa vision à l’égard de la wilaya, qui aspire à relever son niveau de développement pour rejoindre la norme, un peu comme aspirent les inconditionnels du MOB et de la JSMB à voir cette année 2018 celle du retour des deux clubs à la Ligue 1.
 

Kamel Medjdoub
 
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