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Béjaïa : La faune victime du braconnage

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le 14.02.17 | 10h00 Réagissez

Lièvre, chacal, perdrix, chardonneret, et même la grive et l’étourneau, le patrimoine faunistique de la région subit les conséquences fâcheuses d’un braconnage à grande échelle et des atteintes à son habitat naturel.

La faune sauvage fait face à mille périls dans la vallée de la Soummam. Les multiples agressions dont elle est victime lui laissent peu de chances de survie. Son équilibre est sérieusement mis à mal par la pollution multiforme et la dégradation de son habitat naturel, du
fait des déboisements intensifs et des incendies à répétition. Le danger potentiel vient cependant de l’action perverse de l’homme.
Avec un art consommé du braconnage, des quantités considérables de gibier sont prélevées à longueur d’année.

Victime d’une traque outrancière, le sanglier se fait très rare. Le sort du lièvre, qui, il n’y a pas si longtemps encore, picorait jusqu’aux pas de nos maisons de campagne, n’est pas plus enviable. Même le chacal, qui se rappelle à notre souvenir par ses hurlements nocturnes, est persécuté. Nous avons eu, à plusieurs reprises, à assister à des scènes de chasse insolite. Planqués dans de gros véhicules blindés, des Chinois tiraient des coups de feu en direction de ces félidés, qui se hasardaient sur le chantier de la pénétrante autoroutière.

Le gibier à plumes est aussi en déclin apparent. La perdrix fait office d’«oiseau rare». Quant au chardonneret, inutile de chercher sa trace dans les prairies et les clairières, car vous serez fatalement déçus ! Très convoité pour son beau plumage et son chant mélodieux, il
est vendu à prix d’or. L’emplumé vit captif, dans de minuscules cages accrochées aux devantures des magasins et des ateliers de…vulcanisation ! Le retour des oiseaux migrateurs, comme la grive et l’étourneau, soulève bien des convoitises et fait naître des vocations aussi fugaces qu’impromptues. Dilettantes et braconniers ratissent large et capturent à tour de bras ces passagers des airs.

Pour y parvenir, ils ne lésinent sur aucun moyen : glue, pièges à ressort, nœuds coulants, filets… Des quantités astronomiques de ces espèces migratoires sont ainsi régulièrement braconnées et proposées à la vente aux marchés hebdomadaires de Sidi Aïch, Akbou, Ouzellaguen et Seddouk. Les mutilations infligées au patrimoine faunistique par l’entremise de ce braconnage à grande échelle ne sont que trop patentes. Ne pas y mettre le holà conduirait, à coup sûr, sur le chemin de son extinction inéluctable.

M. Amazigh
 
 
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