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Élevage de poulet de chair à Skikda

L’unité de Ben Azzouz en pole position à l’Est

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le 11.04.17 | 12h00 Réagissez

Enregistrant dans un passé récent un déficit avoisinant les 2 milliards de centimes, l’établissement a réussi une véritable mue après le lancement d’opérations de rénovation.

Construite par les Allemands en 1982, l’unité de production de poulet de chair (UPC) de Ben Azzouz, à l’est de Skikda, constitue l’une des quelques entreprises publiques à avoir survécu au déluge des privatisations, qui avait concerné le pays lors des dernières décennies. Implantée dans l’agglomération de Boumaïza, l’unité ne se contentera cependant pas de survivre, mais fera beaucoup mieux ces cinq dernières années, en se permettant des bénéfices, au grand bonheur de ses 86 employés.

Une chose qui a tendance à se raréfier dans une conjoncture ponctuée par une farouche concurrence du privé. L’UPC se classe ainsi en première position parmi la dizaine d’autres unités publiques de l’Est relevant de la société publique des abattoirs de l’Est, en termes de rendement et d’embellie financière. Une mue considérable pour une unité qui enregistrait, dans un passé récent, un déficit avoisinant les 2 milliards de centimes.

Pour expliquer ce sauvetage, Nabil Mecif, directeur de l’UFC de Ben Azzouz, jugera qu’il est essentiellement dû aux opérations de rénovation qu’ont connues les quatre centres de l’unité. «Il nous fallait d’abord en finir avec les soucis des coupures intempestives de l’énergie électrique, qui nous occasionnaient beaucoup de pertes, en dotant l’enceinte de groupes électrogènes.

On a aussi revu le système de lutte contre la canicule»,  dira-t-il, en ajoutant  : «On a aussi accompagné cette rénovation par un travail administratif de fond, en opérant un assainissement du dossier relatif aux assurances et aussi par la multiplication des fournisseurs pour éviter toute l’exclusivité dans ce domaine afin de garantir l’intérêt de l’unité.» Abordant le volet propre à la production, M. Mecif insistera pour mettre en exergue les avancées enregistrées.

«Nous sommes parvenus à assurer et de façon régulière une production de plus d’un million de poussins et de répondre ainsi à la production design de l’unité, qui est de 1,2 million de poussins par an», conclut notre interlocuteur. Représentant un indéniable pourvoyeur d’emplois dans une région longtemps délaissée par les pouvoirs publics, l’unité du poulet de chair de Ben Azzouz se targue aujourd’hui d’avoir préservé non seulement un outil de production, mais de pérenniser surtout le gagne-pain de ses employés. Et c’est déjà toute une victoire.

K. O.
 
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