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Affaire des POS 35 et 36 à Sétif

Un ultimatum a été adressé à l’Urbas

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le 13.06.17 | 12h00 Réagissez

En souffrance depuis plus de dix ans, le dossier des Plans d’occupation du sol (POS) 35 et 36 de la cité Gaoua, située à la périphérie nord-est de Sétif, refait surface, ces jours-ci.

L’impatience des citoyens et des nombreux promoteurs dans l’attente d’un permis de construire a fait réagir dernièrement les autorités locales. Celles-ci sont décidées à régler une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre. Ainsi, une réunion de travail a été provoquée par le chef de daïra, où les différents services concernés ont été conviés, ponctuée par des décisions. Le centre d’études et de réalisation en urbanisme de Sétif (Urbas) a été donc sommé de lever les dernières réserves.

Un délai de dix jours lui a été accordé. L’on apprend que l’enquête commodo incommodo a été sanctionnée par un RAS (rien à signaler) au grand bonheur des citoyens et des entrepreneurs, qui voient le bout du tunnel. «Le moment est venu pour clore définitivement ce dossier qui a trop traîné. Des instructions fermes ont été données à la direction de l’Urbas pour lever les dernières réserves dans un délai ne dépassant pas les dix jours», révèle le chef de la daïra de Sétif, Rachid Benkhaznadji.

190 MDA pour en finir avec les nids-de-poule

Décriée depuis longtemps, la situation du réseau routier de la capitale des Hauts-Plateaux est catastrophique. Faute d’un entretien et d’un bitumage selon les normes, la chaussée est défoncée de partout. Le centre-ville n’est plus épargné. Il suffit de faire un tour du côté de la rue Vallet, un espace situé pourtant à des dizaines de mètres du siège de la wilaya, pour mesurer l’ampleur des crevasses et de l’affaissement de la route, ayant beaucoup plus besoin d’une réfection aux normes.

D’autant que les récurrentes et coûteuses opérations de replâtrage ont non seulement montré leurs limites, mais ruiné le Trésor public. Continuant dans la même logique, la municipalité de Sétif vient de dégager une enveloppe de 190  millions de dinars (19 milliards de centimes). Une entreprise a été désignée pour colmater les brèches devant, nous dit-on, absorber 5 000 tonnes de bitume. Reste à savoir si les procédures administratives ne vont pas, une fois de plus, mettre leur grain de sel pour «crocheter» une opération s’inscrivant dans l’amélioration du cadre de vie du citoyen.       

Kamel Beniaiche
 
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