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Sétif : Les deux poids deux mesures de Baticim

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le 14.02.17 | 10h00 Réagissez

A l’instar de trois ex-cadres, Salim L. bénéficia, le 1er octobre 1982, d’un logement de fonction. Lequel est acheté par son entreprise (Batimetal) auprès de l’agence foncière de Aïn Oulmene (chef-lieu de daïra, situé à 30 km au sud de Sétif).

Suite à sa décentralisation en 1998, l’entreprise Batimetal donne naissance à Baticim. Les 4 logements font dès lors partie du patrimoine de la nouvelle entité. Le 10 mai 1999, une demande de cession desdits logements est formulée par leurs occupants. La résolution unique de l’assemblée générale extraordinaire du holding Sidmet du 22 juin 1999 donne son feu vert. Le 14 juillet de la même année, l’assemblée générale extraordinaire du holding précité instruit le PDG du groupe Batimetal pour la cession des logements de fonction.

Une année après, le conseil d’administration du groupe  entérine la décision. Le 25 janvier 2000, la direction des Domaines de Sétif est saisie pour l’établissement d’une évaluation domaniale. Celle-ci est établie le 7 avril 2001. A noter qu’en date du 6 février 2001, le président-directeur général de Baticim délègue les pouvoirs de signature au directeur d’unité de Aïn Oulmene, Salim L., pour toutes démarches nécessaire dans le cadre de l’établissement des actes notariés, au titre de la cession des logements en question.

Soulignons qu’après la privatisation de la filiale Baticim du groupe Batimetal en 2008 (55% au profit du partenaire libanais Matelec et 45% pour le groupe Batimetal), les logements en question, qui ne font plus partie du patrimoine de Baticim, reviennent donc au groupe mère qui s’est désisté en 2000 de ses logements. Ses travailleurs d’Alger, Oran, Annaba, Laghouat, Batna, M’ghaier, Aïn Defla, Souguer, M’sila et Reghaïa ont été ainsi régularisés. Paradoxalement les quatre logements de Aïn Oulmane n’ont pas, pour on ne sait quelle raison, bénéficié de la mesure. Cet «oubli» pénalise fortement les anciens cadres possédant pourtant un dossier en béton.

L’épée de Damoclès pèse désormais sur les têtes de ces derniers, sommés de vider les lieux. Ayant obtenu plus d’un logement de fonction des responsables d’une société dont la majorité est détenue par un étranger, certains employés font le forcing pour expulser leurs ex-collègues et récupérer des appartements n’étant pas un bien de la nouvelle entité. «Nous interpellons les hautes autorités du pays pour que justice soit rendue. D’autant plus que nous disposons de tous les documents qui attestent notre bien-fondé», souligne dépité, Salim L., ex-directeur à Baticim ne comprenant pas les deux poids deux mesures de son ex-employeur… 

K. B.
 
 
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