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Sétif : L’amélioration urbaine tarde

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le 05.01.17 | 10h00 Réagissez

L’amélioration urbaine de la cité des Tours, où résident bon nombre de cadres et de directeurs de l’exécutif de la wilaya, tourne au fiasco. Ravis de la prise en charge de leur cadre de vie dégradé, les habitants des lieux, qui ne s’attendaient vraiment pas à une telle tournure, déchantent, car ladite réhabilitation a «consommé» deux entreprises et des centaines de millions de dinars.

L’opération s’est en outre transformée en un véritable cauchemar pour les habitants, dans l’obligation de vivre au milieu des amas, du gravier, d’une montagne de sable et de divers autres détritus. Décrié à maintes reprises, le  pitoyable décor n’a pas changé d’un iota. Les promesses du directeur de l’urbanisme et de la construction (DUC) de la wilaya, ayant précédemment déclaré qu’une nouvelle entreprise allait être désignée pour colmater les brèches, n’ont pas été suivies d’effet. Les habitants, dans le désarroi et las de subir tant de désagréments, ont décidé d’interpeller le chef de l’exécutif devant pousser les responsables concernés à prendre, pour une fois, le taureau par les cornes.

«Lancée depuis plus de quatre ans, l’opération de réhabilitation de la cité des Tours, une des vitrines de l’entrée est de la ville de Sétif, se transforme en un  interminable cauchemar. Notre cadre de vie est dans un piteux état. Avec  des  routes détériorées, des ordures ménagères s’amoncelant ici et là, ce qui attire des chiens errants et des rongeurs.

Nous sommes contraints de composer avec ces maux qui favorisent l’apparition de maladies graves, telles que les zoonoses, la peste bubonique et la leptospirose. En laissant  pourrir les choses, les responsables ne mesurent pas la gravité de la situation. Le citoyen est non seulement pris en otage, mais doit payer les pots cassés d’un mauvais choix en lieu et place des entreprises défaillantes», tonnent nos interlocuteurs, qui enchaînent : «Des familles sont obligées de composer avec la poussière de l’été et de subir une fois de plus la gadoue de l’hiver qui s’installe.

Pour accentuer notre calvaire, la dernière entreprise a carrément supprimé les trottoirs, obligeant  ainsi les locataires à utiliser des passages de fortune, seul moyen pour accéder aux immeubles. Il faut savoir que les multiples doléances transmises à la DUC sont restées lettre morte. Nous espérons que cet énième cri de détresse sera pris en considération par le wali, notre ultime recours».                                                    
     

Kamel Beniaiche
 
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