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Des nouvelles infrastructures non opérationnelles

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le 05.04.18 | 12h00 Réagissez


Inaugurés en grande pompe, le 3 avril 2017, par l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le centre culturel et le marché de gros des fruits et légumes, qui ont consommé des milliards de dinars, ne sont toujours pas fonctionnels. Au grand dam de leurs utilisateurs, qui s’expliquent mal la manière de faire des responsables concernés. «On ne réalise pas des équipements d’utilité publique pour lesquelsle Trésor public a dépensé des sommes faramineuses pour le décor. C’est regrettable de le dire, cette situation ne touche que la structure publique, car le privé comptant bien ses sous ne peut se permettre un tel gâchis.

Le retour d’investissement l’oblige à rentabiliser rapidement ses projets réalisés à temps, pour ne pas dire avant les délais contractuels», fulminent de nombreux citoyens de la capitale des Hauts Plateaux.

Lancé en 2007, le centre culturel islamique n’est paradoxalement pas opérationnel 10 ans après. Pour des factures impayées, nous dit-on, à l’entreprise réalisatrice et au bureau chargé du suivi, la belle infrastructure dont une partie de la façade a été abîmée par les travaux du tramway, reste fermée et à la merci des aléas du temps. Les assurances du nouveau directeur des affaires religieuses ayant fait de la mise en service du centre une de ses priorités n’ont pas dépassé le stade des bonnes intentions. S’étendant sur une surface de 30 hectares, le marché de gros des fruits et légumes est lui aussi en rade. Devant générer des centaines d’emplois et booster l’activité commerciale, le marché n’a pas été ouvert en décembre 2017 comme annoncé par le directeur général de l’EPE Magros SPA (Voir El Watan du 07 octobre 2017 N°8219).

En plus de l’important manque à gagner, l’espace précité doit faire face aux charges relatives aux personnels d’entretien, de gardiennage et aux factures d’eau et d’énergie. Pour de nombreux commerçants ne voyant toujours pas le bout du tunnel, la pénalisante situation a trop duré. Les pouvoirs publics ayant injecté des sommes colossales dans les deux opérations sont interpellés pour mettre un terme à cet imbroglio. La situation des deux infrastructures faisant, pour l’heure, office de «musées» sera-t-elle débloquée ? La question est posée. 
 

Kamel Beniaiche
 
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