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Jijel

Yennayer, une tradition ancestrale

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le 10.01.18 | 12h00 Réagissez


S ’il a perdu de sa consistance dans l’esprit des fêtes populaires, Yennayer, ou le nouvel an amazigh, appelé Yennar dans certaines régions à Jijel, décrété journée chômée et payée dans le calendrier des fêtes nationales, est une date qui nous renvoie à «Ras El Aam» dans d’autres villages de la wilaya.

«Ras El Aam» est, en effet, cet événement qui coïncide avec le début de l’année amazighe que les gens ont toujours tenu à célébrer selon les traditions de chaque région. L’appellation de cette date diffère cependant d’une région à l’autre, mais l’esprit de la fête est le même pour marquer le début du calendrier berbère, décalé de quelques jours par rapport au nouvel an grégorien. «Bien avant qu’on l’évoque dans les médias et qu’on parle de lui à la télévision, Yennar, ou Ras El Aam, était une fête que chaque foyer tenait à célébrer, c’était l’occasion de se retrouver en famille pour manger ce que nos mères et grands-mères préparaient pour la circonstance», rappellent des habitants des régions où cette fête est toujours dans l’esprit des traditions ancestrales. Pour «Ras El Aam», la fête se faisait autour d’un mets spécialement concocté pour le dîner. Le poulet, voire plusieurs poulets égorgés, préparés et mijotés dans un ustensile en argile, dans un succulent mélange de plusieurs autres ingrédients était la base du repas de la soirée.

L’échange de visites et de cadeaux, notamment pour la nouvelle mariée, qui profitera de l’occasion pour se rendre chez ses parents, comme on le rappelle, fait également partie de ces traditions. De nos jours, et à part l’événement d’un Yennayer devenu fête nationale, ces célébrations ont quasiment perdu de leur couleur dans les régions rurales, qui se sont majoritairement vidées de leurs populations. «C’est surtout parce que les gens ont abandonné leur mode de vie traditionnel que la fête a perdu de sa consistance, voire de sa présence dans les célébrations populaires», avoue-t-on.

Certains tiennent cependant toujours à marquer l’événement à leur manière. «Un poulet élevé en bio est l’invité de ma table, je l’égorge comme l’ont fait mes grands-parents, c’est sacré pour moi pour cette fête», martèle Mouloud. Le retour à ces traditions est ressuscité par un programme conçu par la direction de la culture de la wilaya de Jijel pour marquer ces célébrations. Au menu de la fête, une exposition sur le mode de vie amazigh, des repas traditionnels préparés sur place et un défilé en habits locaux, mettant en valeur les us et coutumes d’une région faisant partie intégrante de l’ensemble amazigh du pays. Une région qui s’est toujours attachée à ces valeurs, bien avant que Yennayer, Ras El Am ou Yennar,  ne s’invite au calendrier des fêtes nationales.
 

Amor Z.
 
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