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Pathologies dépressives

Tabous, stigmatisation et défaut de prise en charge

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le 09.04.17 | 12h00 Réagissez


Les pathologies dépressives ont été au centre d’une rencontre, tenue jeudi, à la cité administrative de Jijel, à l’initiative de la direction de la santé et de la population, pour débattre d’un thème qui demeure, eu égard aux interventions des différents communicants, au cœur des préoccupations de la communauté médicale.

Ce thème a été retenu pour célébrer la journée mondiale de la santé, coïncidant avec le 7 avril, sous le slogan : «Changeons de regard sur la santé mentale/dépression : parlons-en». Au-delà du tabou qui entoure ces pathologies, des stigmatisations dont elles font l’objet, et du défaut de leur prise en charge, selon les remarques soulevées par les intervenants, cette rencontre a été l’occasion de présenter des communications qui ont porté sur «le burnout ou syndrome d’épuisement professionnel», «le stress professionnel», «la dépression post-partum», «la santé mentale : réalité et perspective» et enfin sur l’activité physique pour lutter contre la dépression, sous le thème de «bouger pour être en bonne santé mentale». Lors de ces interventions, on apprendra que quelque 300 millions de personnes souffrent de pathologies dépressives à travers le monde pour, principalement, des causes de manque de soutien et de stigmatisation. «Il faut que cette stigmatisation cesse», martèlera un des intervenants, qui a appelé au maintien d’une dynamique de prise en charge pour lutter contre toute forme de stigmatisation.

La formation et la création d’équipes médicales et paramédicales pluridisciplinaires pour la prise en charge des cas de dépressions en Algérie et à l’échelle locale, à Jijel, a été un des principaux vœux lancés de la tribune des intervenants. Dans cette prise en charge, certains ont déploré que «beaucoup de malades soient portés sur les thérapies traditionnelles pour ensuite atterrir chez le médecin psychiatre dans un stade avancé». En milieu professionnel, le burnout est encore loin d’être considéré, ni même reconnu comme une maladie due à l’épuisement dans le travail.

Le Dr Chemchem, médecin de travail à l’EPH de Jijel, trouve anormal qu’au niveau des entreprises des managers refusent des changements de poste pour des personnes souffrant de stress professionnel. «Nous n’avons pas cette culture de postes aménagés, malgré que les lois soient claires à ce sujet», fera-t-il remarquer, pour ensuite déplorer que les cas présentant des signes de stress soient orientés à la CNAS pour des arrêts de travail. Approché en aparté pour donner son opinion sur la situation des maladies dépressives à Jijel, le Dr Benfetima, médecin psychiatre, a indiqué que le plus important c’est la sensibilisation pour améliorer la prise en charge de ces pathologies. Il ne manquera cependant pas d’énumérer certaines lacunes dans cette prise en charge, rendant aléatoire, selon lui, le suivi et le traitement des malades dépressifs ou présentant des pathologies psychiatriques. Outre les cabinets privés de psychiatrie, des consultations de cette spécialité sont assurées dans certaines structures publiques, selon le DSP.
 

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