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Marché de voitures à Jijel

Main basse sur les transactions

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le 11.01.17 | 10h00 Réagissez


Si la règle de l’offre et la demande, ajoutée à la dépréciation de notre monnaie nationale face aux devises étrangères, ont inexorablement conduit à cette situation qui fait que les véhicules soient intouchables de par leurs prix désormais surévalués, l’intervention des spéculateurs et autres intermédiaires ont davantage rendu quasiment impossible l’acquisition d’un véhicule, fût-il d’occasion.

Aux marchés de voitures, qui se tiennent le vendredi à El Milia et le samedi à Jijel, ce sont ces intervenants qui régulent les prix. «Et à leur guise!», s’élève-t-on. Pour des initiés, toute transaction de vente ou d’achat est l’œuvre de ces intermédiaires. «C’est une sorte de mainmise qu’ils ont exercée par leur seule et unique volonté sur les marchés», attestent des habitués à ces espaces de vente de voitures. Si l’acquisition d’un véhicule neuf est devenue une mission presque impossible depuis la baisse du volume des importations décidée par les pouvoirs publics face à la crise qui frappe le pays, l’achat d’une voiture d’occasion est également devenu une mission des plus improbables dans les marchés de Jijel. «Entre sa vente et sont achat, un véhicule peut passer plusieurs fois d’une main à l’autre par l’intermédiaire des mêmes personnes qui ont pris l’habitude de mener le bal de ces transactions, ce qui fait que le prix augmente chaque fois que le véhicule passe d’un bznassi à l’autre», fait-on remarquer sur un ton de dépit dans ces marchés.

En clair, pour les plus introduits aux dessous de ces marchés, les bznassia ont rendu impossible toute vente ou achat d’une voiture d’occasion sans leur intervention. «Ils ont fait main basse sur toutes les transactions», regrette-t-on. «Ils sont au four et au moulin pour suivre toute trace d’un véhicule qui rentre ou sort d’un marché, ce sont eux qui diminuent de sa valeur pour faire baisser son prix à la moindre éraflure qu’il présente sur sa tôle et ce sont encore eux qui vont surenchérir ce même prix une fois qu’ils l’ont acquise pour le présenter comme le plus propre du marché», ironisent les mêmes initiés aux pratiques peu honnêtes de certains revendeurs. Au centre de toutes les critiques, les bznassia sont parfois incontournables pour l’achat d’une voiture d’occasion.

Et même pour sa vente. «Il faut avoir un connaisseur à ses côtés, autrement le risque est grand de se faire flouer par des personnes sans scrupules qui guettent la moindre occasion pour agir à leur propre profit, dans ces marchés, il n’y a pas de clémence, il n’y a que l’intérêt de ceux qui les contrôlent qui passe», avertit-on.

Pour beaucoup, il est temps que l’Etat intervienne pour remettre de l’ordre dans ce circuit, d’abord, pour tirer profit de ces transactions, et ensuite soustraire le citoyen à cette pression qu’exercent ces insatiables intermédiaires sur lui. Pour les prix, il est bien évidemment exagéré de constater qu’un million de dinars ne peuvent plus permettre l’acquisition d’un véhicule pouvant le satisfaire. Une Toyota Yaris année 2009 peut, par exemple, dépasser les 1,5 million de dinars, pendant qu’une Dacia Stepway neuve qui sort à 1,5 million de dinars est revendue à 1,8 million de dinars.

Amor Z.
 
 
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