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Jijel

Insuffisances dans la gestion

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le 10.09.17 | 12h00 Réagissez

A moins de trois de mois des élections locales, qui devront avoir lieu le 23 novembre prochain, c’est le branle-bas de combat dans les municipalités.

Les élus sortants et les nouveaux prétendants au poste de représentant de peuple au niveau local ont réglé leur cap sur ce rendez-vous électoral. La lutte s’annonce des plus féroces, eu égard à ces listes de candidatures qui se préparent en secret ou avec bruit pour se présenter à ces élections, considérées par certains comme un objectif majeur pour parvenir à leurs propres fins. Si certains des candidats ne manquent pas de chuchoter qu’ils sont intéressés par les salaires qu’offrent les postes au sein de l’exécutif des APC ou de l’APW derrière lesquels ils courent, d’autres y voient juste un tremplin pour atteindre… le sénat. Et c’est dans ce contexte que se préparent ces élections, devenues un enjeu, quelles que soient les motivations des candidats.

Après cinq ans d’un mandat, qui va s’achever, les élus locaux ont-ils échoué dans leur mission, ne serait-ce que  sur le plan de l’hygiène dans leurs municipalités ? Ont-ils réussi dans l’autre mission de prendre en charge le développement de leurs communes ? À ces questions, c’est le terrain qui peut apporter la meilleure des réponses. «Pour l’hygiène ? C’est la catastrophe !», s’élève-t-on  à la moindre évocation de ce volet dans la gestion des affaires communales. Sur le plan de développement, la situation n’est pas davantage plus reluisante quand on sait que, selon des sources initiées, le taux de consommation des crédits alloués aux PCD n’a pas dépassé les 60% à l’échelle des communes de la wilaya de Jijel. L’incompétence dans la gestion, les lourdes procédures administratives à accomplir et … les conflits d’intérêts entre élus, qui les ont plongés dans des luttes intestines, ont eu raison de ces programmes. Les plus importantes communes de la wilaya, à savoir, Jijel, Taher et El Milia, ont été à l’avant-garde de l’échec de consommation de ces crédits, selon la même source. À El Milia, trois maires, dont deux par intérim, se sont succédé à la tête de la municipalité qu’en enfin cette dernière plonge dans un état des plus critiques, et sur tous les plans, en cette fin de mandat. Idem pour Taher, qui a «consommé» trois P/APC, dont le troisième est intérimaire, pour finir dans un état que des habitants décrient comme étant des plus lamentables.

Fort de son expérience de plusieurs mandats, qu’il a assumés dans les assemblées locales, un élu sortant résume cette situation en ces termes : «Outre certains privilèges qui motivent cette course effrénée aux assemblées locales, qui se justifient, d’ailleurs, par des luttes féroces pour les postes clés au sein des instances exécutives, c’est  l’absence de rigueur dans le choix des futurs élus, ajouté au fait que ces derniers ne sont tenus de présenter aucun bilan à la fin de leur mandat, qui ouvrent la voie à des gens qui ne sont pas suffisamment armés pour prétendre à assumer la lourde responsabilité de mandats d’élus».  
 

Amor Z.
 
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