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Vont-ils être recasés ou pas ? : Les habitants de la cité Bentellis dans l’expectative

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le 11.05.17 | 12h00 Réagissez

Voilà près de cinquante ans que les choses n’ont pas évolué dans certains quartiers de la proche périphérie de la ville. Elles stagnent et rien ne semble plaider pour un éventuel changement.

La cité Bentellis connue auparavant sous la dénomination coloniale de «eau potable» puis de sa déclinaison orale transformée en Aïn Boutambel, compte actuellement plus de 540 habitations enclavées entre deux quartiers non moins importants qui sont ceux des Mûriers et du Chalet des Pins. Elle est donc bien éloignée cette légende de Aïn Boutambel, car aujourd’hui l’eau est arrivée dans tous les foyers et avec elle le gaz et l’électricité.

Mais ce qui cause toujours problème c’est l’état des lieux de plus en plus dégradé sur le plan de l’hygiène notamment. Les riverains se plaignent du manque de propreté et de tous ces «petits détails» qui font le bien-être de toute cité. Un représentant du comité de quartier nous dira à ce propos : «Nous vivons pratiquement en marge de la ville de Constantine tant nous sommes ignorés par les autorités locales et nous en payons le prix fort.

La dernière opération d’amélioration urbaine qu’a connue notre quartier remonte, si mes souvenirs sont bons, au début des années quatre-vingt. En guise d’opération d’amélioration, les autorités se sont contentées récemment de badigeonner les murs de nos habitations lors de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe. Leur principal souci à l’époque, nous ne sommes pas dupes, c’était que l’aspect de notre modeste quartier n’agresse pas la sensibilité de leurs prestigieux invités qui avaient élu domicile à l’hôtel Marriott situé juste en face.

Nous vivons dans l’expectative. L’on nous a signifié il y a quelques années qu’il nous était interdit de vendre nos maisons, mais nous ne savons toujours pas si l’on va bénéficier, à l’instar du quartier mitoyen, de Djnane Etina, d’une opération de recasement dans le cadre du plan de modernisation de la ville évoqué par les autorités locales et dont on n’entend plus parler d’ailleurs».

Ceci dit, ce qui attire le plus l’attention quand on pénètre dans le quartier de Bentellis ce sont ses petites habitations entassées les unes sur les autres où nous retrouvons quelques villas d’aspect plutôt cossu, bâties sur deux voire trois étages. Ce sont précisément ces habitations où les demandeurs de logements à louer de la ville ont le plus de chance de dégoter un minuscule F2 au milieu d’une bonne douzaine de locataires.

Pour ce qui concerne les jeunes de la cité, ils se débrouillent comme ils peuvent en se procurant quelques menus travaux au niveau du stade Hamlaoui ou de la gare routière situés en contrebas du quartier. Rabatteurs pour taxis à destination de Tunis, vendeurs de sandwichs ou de cigarettes les jours de match, fraudeurs, gardiens de parkings, chacun de ces centaines de jeunes va «naviguer» pour gagner sa journée, comme ils disent. «Mais il faut dire que ce n’est pas toujours facile», nous confie l’un d’eux.                              

F. Raoui
 
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