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Gestion de la gare routière Est Tahar Sahraoui

Vers la résiliation du contrat avec Sogral ?

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le 13.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Personne ne semble être satisfait des conditions de travail dans cette structure
Personne ne semble être satisfait des conditions de travail dans...

Les commerçants n’ont cessé de dénoncer une situation aberrante dans des locaux sans gaz, et d’autres sans eau ni électricité.

Quelques jours avant l’expiration du contrat signé entre la Société de gestion de la gare routière d’Alger (Sogral) et la commune de Constantine pour la gestion de la gare routière Est «Sahraoui Tahar», les commerçants concernés se demandent si la commune procédera à la résiliation du pacte, ou acceptera-t-elle ce qu’ils qualifient de dépassements menés sur ses biens ? Car il est soutenu que depuis la réouverture de la structure en août dernier, Sogral maintient toujours une gestion décriée par les commerçants qu’ils jugent pénalisante à tous les niveaux.

Sur place, nous avons constaté que plusieurs magasins sont constamment fermés, alors que pour le peu de restaurants et de kiosques fonctionnels, les conditions sont tellement déplorables. «La situation est catastrophique, comme vous remarquez ; il est interdit d’installer un climatiseur à l’intérieur du magasin. Nous avons tenté à maintes reprises de saisir les responsables de la Sogral pour améliorer les conditions à l’intérieur, mais en vain», a déclaré l’un des commerçants.

Et de poursuivre : «Pour ce qui est du paiement des factures, rien n’est clair. Nous payons chaque mois un forfait pour l’électricité et l’eau à la Sogral sans avoir des compteurs sur nos consommations. En plus, cette société ne paie pas ses redevances d’électricité, c’est la commune de Constantine qui s’en charge.» Pour leur part, les gérants de fast-food ont affirmé qu’ils n’ont pas de gaz de ville à l’intérieur des locaux et «ils utilisent toujours les bonbonnes de butane».

«Nous avons contacté la société de gestion et le maire, mais aucun n’a voulu répondre à nos doléances», a regretté l’un des concernés. D’autre part, la situation semble plus compliquée en dehors de l’infrastructure. La pharmacie opérationnelle est sans eau, ni gaz et ni électricité. Le même constat a été signalé pour les magasins qui se trouvent à l’extérieur des lieux, y compris les toilettes publiques. Cet état de fait a provoqué la colère des commerçants qui exercent depuis 20 ans, voire plus, au niveau de cette gare routière. Ils contestent également l’augmentation du loyer et demandent à la commune de résilier avec cette entreprise.

«Nos prestations ont connu une baisse remarquable, à cause des conditions de travail. Nous n’achetons plus les produits pharmaceutiques les plus demandés, comme l’insuline et autres, car nous n’avons pas de réfrigérateur pour les préserver», a déclaré le pharmacien de la gare. Les propriétaires des bus ne sont pas non plus épargnés de la mauvaise gestion. Rencontrés sur place, ils étaient unanimes à pointer du doigt la gestion de Sogral. «La société chargée de l’exploitation a maintenu le même forfait de stationnement établi par la commune, tout en négligeant les critères du paiement.

Au début, nous versions 10 000 DA mensuellement, mais cette somme était variable selon les recettes de chaque autobus. Actuellement, même si l’autobus ne vient pas sur les lieux pendant un mois ou quelques semaines, il doit payer sa caution», a expliqué l’un des propriétaires.

Rappelons que les élus de l’APC de Constantine ont dénoncé, en février dernier, lors d’une session extraordinaire, le non-respect du contrat signé entre la commune et la Société de gestion de la gare routière d’Alger (Sogral). Ils ont estimé que la mauvaise gestion menée au sein des lieux a causé beaucoup de problèmes pour la commune.

D’autant plus, d’après eux, que la société chargée de l’exploitation n’a pas respecté les chapitres cités dans le contrat signé avec la commune. Ils ont souligné également que la commune n’a pas pu recouvrer «un seul sou» du budget dépensé pour la réhabilitation de la gare en question.

Pour conclure, notons que ce contrat, dont la durée est d’une année, permet à la commune de récupérer la gare routière en cas de transgression de la convention par Sogral. Après un débat houleux, le maire a demandé d’inscrire et de prendre en considération la proposition des élus, afin de récupérer cette gare. Ira-t-il jusqu’au bout ?                  

Yousra Salem
 
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