Régions Est Constantine
 

ENS Assia Djebar de Constantine

Une commission ministérielle attendue par les grévistes

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le 12.04.18 | 12h00 Réagissez

Après sa visite dans des écoles normales supérieures (ENS), notamment celles de Bouzaréah, à Alger, et celle de Sétif, la commission ministérielle est attendue, depuis mardi dernier, à Constantine.

Environ 500 étudiants se regroupent régulièrement, depuis le retour des vacances de printemps, à l’ENS Assia Djebar de Constantine, en signe de solidarité avec leurs camarades exclus, en mars dernier, mais aussi pour exprimer leur conviction de la légitimité de leur grève.

Décidés et déterminés, les étudiants de Constantine refusent de baisser les bras, malgré la reprise des cours dans plusieurs établissements. Ils revendiquent toujours la suppression de la clause n°4 du contrat qu’ils ont signé avec le ministère de l’Education. Rassemblés dans le hall de l’école, hier matin, les étudiants en grogne affirment que les sanctions abusives décidées contre leurs délégués n’ont fait que compliquer la situation.

Rappelons que le délégué des grévistes, Anouar El Hadi Noui, et un autre étudiant, Khaled H’chaïchi, ont été accusés d’entrave au bon fonctionnement de l’établissement et au bon déroulement des cours, d’agissements provoquant le désordre, d’entrave à l’activité pédagogique et d’atteinte à la sécurité de l’école. Après s’être présentés devant le conseil de discipline, ils ont été exclus définitivement de l’école avant les vacances de printemps.

Cette exclusion a provoqué la démission collective d’environ 200 étudiants. Afin de calmer les esprits, le directeur de l’établissement a promis d’annuler la décision, à condition que les représentants abandonnent le mouvement de grève, selon les dires d’Anouar El Hadi Noui. Après la reprise, environ 500 protestataires ont menacé de rendre leur carte et de démissionner si le verdict du conseil n’est pas annulé, car «ce directeur leur fait du chantage», selon leurs propos.

Le refus de communication avec les grévistes et les sanctions abusives contre leurs représentants n’ont fait que compliquer la situation davantage et pousser les enseignants à affronter seuls les étudiants irrités. «L’attitude de la tutelle est absurde, car on nous demande de comptabiliser les absences afin d’exclure les grévistes. Il est quasiment impossible d’exclure toute une promotion de 60 étudiants en fin de cycle. C’est le blocage», a déclaré avec regret une enseignante de l’ENS. Et d’argumenter : «Selon la loi, les absences se comptabilisent, si le tiers des étudiants sont présents.

Ce qui n’est pas le cas ici. On nous demande d’être contre l’étudiant et contre nous-mêmes. C’est navrant.»

D’autres enseignants n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude face au risque de l’année blanche, inévitable si la grève est maintenue jusqu’à mai. «Selon la réglementation, il ne faut pas assurer moins de la moitié des heures à enseigner durant l’année universitaire.

Dans le cas contraire, l’année blanche doit être déclarée. Il ne faut pas traiter ce dossier avec légèreté, car ces étudiants ne demandent que le respect du contrat», a lancé un autre enseignant. Notons aussi que la filiale du CNES à l’ENS de Constantine a saisi la tutelle par un communiqué, dont El Watan détient une copie, afin de dénoncer cette situation de blocage.

A ce jour, aucune réponse ne leur a été rendue. D’autre part, plusieurs mouvements de protestation ont été organisés, hier, dans plusieurs wilayas de l’Est, notamment Sétif et Skikda.

Yousra Salem
 
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