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Parc urbain du Bardo : Le projet transféré à la direction de l’urbanisme

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le 13.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	L’opération a connu un blocage qui a duré des mois
L’opération a connu un blocage qui a duré des mois

Cette décision est une manière claire d’avouer l’échec des services de l’environnement dans la gestion de ce dossier.

Après une longue attente pour la reprise des travaux au niveau du Parc urbain du Bardo, toutes les décisions et  réserves de l’ex-wali de Constantine, Kamel Abbès, concernant l’étude de sécurisation du jardin contre les glissements ont été mises au placard. Nous avons appris de sources bien au fait du dossier que le projet de ce parc a été transféré de la direction de l’environnement à celle de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction (DUAC).

Car cette dernière, selon notre source, est dotée d’ingénieurs et de spécialistes en la matière. Une manière claire d’avouer l’échec des services de l’environnement dans la gestion de ce dossier, n’ayant pas pu assurer un suivi adéquat. Ce transfert est vu aussi comme la fin du blocage qui a duré des mois. Malheureusement le dossier attise de plus en plus les suspicions et ouvre le champ libre aux spéculations, à cause de la rétention de l’information et du refus de dévoiler la vérité à la population par les autorités locales, surtout les responsables concernés.

Plus précisément, nous avons tenté à maintes reprises d’approcher le DUAC, Abdelwahab Aribi, afin d’avoir plus de détails sur ce transfert, les travaux à effectuer et autres précisions, mais en vain. Rencontré par hasard, il s’est contenté de dire laconiquement : «Oui c’est vrai, le projet a été transféré à la DUAC.» Et d’ajouter, en réponse à une question sur l’étude de sécurisation contre le glissement : «L’ancienne étude est valable et sera maintenue.» Le DUAC semble avoir la mémoire courte.

Car, lors de l’une des visites de Kamel Abbès sur les lieux, en juin dernier, ce responsable a exprimé clairement sa méfiance envers l’étude proposée par le bureau d’études. Plus que cela même, il a soutenu la décision de l’ancien wali de rejeter cette étude, surtout après l’aveu du bureau d’études que «la solution proposée est provisoire».

Pourquoi revenir sur ses propos en fuyant les questions des journalistes ? Pourquoi toutes ces tergiversations ? Sachant que les solutions avancées pour parer au sérieux glissement de terrain signalé sur le site sont discutables et ne font qu’augmenter le budget initial. A quoi sert donc ce transfert ?

L’implantation des pieux imposée

Il est nécessaire de rappeler que lors de la visite de l’ex-wali, Kamel Abbès, le bureau d’études a déclaré clairement que cette solution, proposée pour stabiliser le sol et empêcher l’expansion d’un profond glissement de terrain, est provisoire et n’est pas sûre à 100 %. Pis encore, M. Abbès a insinué que cette solution, qui coûte 7 milliards de centimes, n’est qu’une stratégie pour lui imposer les pieux qui coûtent dix fois plus, de manière directe ou indirecte.

«Vous m’avez présenté une étude qui coûte plus de 7 milliards de centimes, mais elle n’est pas sûre à 100%. Il faut optimiser les dépenses. Je ne vais pas dépenser des milliards pour une solution provisoire, pour ensuite être contraint d’aller vers l’implantation de pieux de stabilisation du sol», avait-il déclaré à la directrice de l’environnement et au bureau d’études. Notons aussi que ces pieux ont été rejetés auparavant par l’ex-wali, Hocine Ouadah.

En revenant deux ans en arrière, un représentant de la direction de l’environnement avait expliqué, lors de la visite de Hocine Ouadah en avril 2015, que les travaux nécessitaient la réalisation de 300 pieux d’une profondeur de plus de 20 m en raison de l’instabilité du sol. Une opération qui devra coûter 80 milliards de centimes.

Le même responsable avait affirmé au wali qu’une étude des lieux a été lancée dans ce sens. Mais l’ex-chef de l’exécutif avait supprimé cette solution de son agenda. Le bureau d’études et la direction de l’environnement n’ont pas croisé les bras, face au rejet de leur solution par les deux derniers walis. Alors, ils ont voulu à tout prix l’imposer à l’actuel chef de l’exécutif, Abdessamie Saïdoun.

Ont-ils réussi à le faire? Pourquoi cette persistance pour imposer des solutions rejetées par les deux derniers walis, qui avaient des doutes dans cette opération ? Pourquoi toutes les parties concernées ont-elles réussi à convaincre le nouveau wali et faire changer l’avis du DUAC ? Ces parties ont-elles vraiment raison, ou y a-t-il des intérêts en jeu ?

Ces questions ne trouvent pas encore de réponses, au moment où tous les responsables refusent d’en parler. Pourtant, M. Abbès leur a proposé une solution plus logique, en leur demandant d’utiliser le budget de manière plus intelligente, et annuler toutes les réalisations qui menacent la stabilité du sol, notamment le parking à étages, la porte géante de l’entrée du parc et autres, dont le coût de réalisation est estimé à 1 milliard de dinars.

Il avait instruit également les responsables à prendre des mesures d’urgence pour stabiliser le sol, à savoir la réalisation d’un gabionnage et le traitement de surface, pour rendre l’espace étanche en mettant en place un drainage en amont. Des solutions qui avaient pour objectif de réduire l’enveloppe à 3 milliards de dinars, au lieu de 4 milliards de dinars.
                                                                                         
 

Yousra Salem
 
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