Régions Est Constantine
 

Dégradation de la place Kerkeri

Des milliards dépensés pour rien

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le 17.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	Le lieu a été transformé en décharge à ciel ouvert
Le lieu a été transformé en décharge à...

La place Kerkeri est toujours à l’abandon. Les riverains sont à bout. L’espace, qui devait être un lieu de détente pour les habitants du centre-ville de Constantine, est devenu une source de problèmes pour les résidents.

En totale dégradation, la place Kerkeri s’est transformée en un nid de dépravations en tous genres.

En l’absence de gestion et de maintenance, l’espace est transformé en un abri pour la délinquance et la débauche. La place, qui se trouve pourtant à proximité du 15e arrondissement de la sûreté urbaine de Constantine, s’impose comme un point de rendez-vous pour les joueurs de cartes et les buveurs nocturnes.

En attendant l’exécution de la réhabilitation décidée en avril 2018 par la commission de gestion de la ville de Constantine et d’El Khroub, lors du conseil de la wilaya présidé par le wali Abdessamie Saïdoun, les habitants font face à une situation intenable. En plus de la dégradation flagrante des structures, le pavé de la rue a été complètement détruit par les travaux qui ont été effectués lors de l’installation des caméras de sécurité. Une fois les travaux finis, la rue a été laissée à l’abandon.
Le premier projet de réhabilitation, qui a été achevé en 2008, a été réfléchi sans recueillir l’avis des habitants. Il a coûté à l’Etat 29 milliards de centimes et n’a eu aucun effet bénéfique.

L’Association des habitants des immeubles situés à l’avenue Zaâbane craint que ce nouveau projet ne répète les erreurs passées: structures mal réfléchies et non exploitées, absence de suivi, abandon des lieux… «Pour que les erreurs ne se reproduisent plus, nous demandons à être consultés. Au lieu de démolir et dépenser des milliards, nous pouvons soumettre des idées pour une réhabilitation efficace et réfléchie sans une nouvelle dépense qui coûterait de nouveaux milliards à l’État», s’est confié Khaled Bellot, président de l’association. Mais, malgré les nombreuses lettres de réclamation et demandes d’audience (3 lettres en 2016 et 3 autres en 2018) adressées au chef de daïra et au P/APC de Constantine, le silence persiste. En 2016, désespérée, l’association a été jusqu’à prétexter une demande de local pour investir le théâtre de Verdure, afin de nettoyer les lieux et surveiller la bâtisse.

A cette demande, l’ex-P/APC s’est contenté de dégager sa responsabilité en expliquant que le théâtre est sous la gestion d’une société. Notons que le nom de la société n’a pas été communiqué. Le président de l’association a insisté sur la valeur historique et urbaine de cet espace : «L’aménagement d’un espace qui se trouve au cœur de Constantine, carrefour entre la ville antique et la ville moderne, doit être mûrement réfléchi. Un important concours d’idées devrait être organisé, auquel les urbanistes, les architectes et les paysagistes devraient prendre part.»  

Intissar Bendjabellah
 
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