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Tourisme thermal à Biskra : Hammam Sidi Hadj toujours fermé

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le lieu était fréquenté par des curistes venus de partout, même de l’étranger
Le lieu était fréquenté par des curistes venus de...

Le site est à l’abandon depuis des années, à cause d’un conflit opposant deux factions d’un même clan, qui se disputent sa gestion.

Situé à 12 km du siège de la commune de Loutaya et à 40 km au nord de Biskra, Hammam Sidi Hadj, dont les eaux thermales sont réputées pour soigner les infections oculaires, traiter différentes dermatoses et ostéopathies et soulager les douleurs articulaires et musculaires, a de tout temps reçu des centaines de curistes venus de toute la wilaya de Biskra, mais aussi des autres régions du pays et de l’étranger.

Autour de la source d’eau thermale l’alimentant avec un débit de 18 l/s, une petite bourgade éponyme, avec une école primaire, une mosquée et quelques habitations, s’est développée au fil des années, tandis que des exploitations agricoles ont vu le jour. Implanté dans cet écrin naturel constitué de bosquets de palmiers et de jardins luxuriants, ce véritable joyau du thermalisme fait malheureusement triste mine.

Il est fermé depuis des années à cause d’un conflit opposant deux factions d’un même clan qui se disputent sa gestion. Ainsi, Hammam Sidi Hadj est abandonné à son triste et désolant sort. La route y menant est jonchée de grosses pierres et de bouts de troncs d’arbres calcinés en interdisant l’accès aux véhicules.

L’endroit est désert et on sent une sorte de pesante déshérence. Alors qu’il pourrait aisément être la locomotive d’un essor économique pour la commune de Loutaya, il est hors service, en dépit de plusieurs décisions de justice en faveur d’Ameur Boudjemaâ, a-t-on appris. Celui-ci est un investisseur qui se bat depuis 17 ans en procédures judiciaires, en appels et en référés contre des membres de sa propre tribu pour obtenir le droit d’exploiter Hammam Sidi Hadj. La justice algérienne, dont le haut Conseil d’Etat a tranché définitivement en sa faveur en lui octroyant la jouissance des droits d’exploitation, mais ses opposants ne l’entendent pas de cette oreille-là.

La semaine dernière, il a essayé de remettre en fonction «ce hammam de la discorde», mais des dizaines d’hommes armés de gourdins et d’armes blanches, venus de Bitam, dans la wilaya de Batna, sont arrivés pour fermement l’en dissuader. Ils ont bloqué l’accès au centre thermal et paralysé le chemin de wilaya y menant. Appelés, les gendarmes ont établi un PV de constatation des faits et évité que les belligérants n’en viennent aux mains. «Je fais confiance en la justice de notre pays.

Ceux qui s’opposent à la remise en fonction de Hammam Sidi Hadj sont des personnes de ma propre tribu voulant être associés à cette entreprise, mais c’est une éventualité que je rejette complètement. La justice algérienne m’a donné raison et nous ne sommes pas dans un Etat de baltaguia.

Je souhaite juste l’application de la loi et des décisions judiciaires», souligne Ameur Boudjemaâ, qui suppute que des forces occultes haut placées seraient derrière ses détracteurs «de mon propre sang», précise-t-il. Il s’offusque que des décisions judiciaires fermes ne puissent pas être appliquées et que des énergumènes «mus par la cupidité et l’envie» puissent continuer impu nément à défier les lois de la République en paralysant ses activités depuis 17 ans. Dans ses valises, il transporte les plans de rénovation et de réhabilitation de Hammam Sidi Hadj en complexe thermal moderne, équipé de toutes les commodités nécessaires pour le bien-être des curistes.

Un projet d’un montant global de 40 millions de centimes, dont la concrétisation dégagerait 50 postes d’emploi, sans évoquer le fait que la remise en fonction de ce hammam profitera avant tout aux jeunes de la région, car la création d’un pôle thermal et touristique induit le développement de multiples activités commerciales, de transport et de restauration des visiteurs. «Mais nous n’en sommes pas encore là. Tant que la loi sera bafouée, la remise en fonction de Hammam Sidi Hadj demeurera un rêve pour le moment inaccessible.

Je ne sais plus quoi faire pour que l’application des décisions de la justice soit effective», soupire notre interlocuteur. A noter que durant toutes ces années, plusieurs initiatives ont été menées par des personnalités de la région, des politiques et hommes influents afin de mener les parties en conflit à trouver un terrain d’entente, mais sans succès notable. La confrontation intestine se poursuit et Hammam Sidi Hadj, centre thermal et village, se morfond dans l’inactivité, la déperdition et la stagnation au détriment de tous.               
 

Hafedh Moussaoui
 
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