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Café littéraire de Biskra : Des hommes de la radio évoquent leurs expériences

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le 05.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	Mohamed Chelouche, Azzedine Tahari et Touati Slimani étaient les invités de cette rencontre
Mohamed Chelouche, Azzedine Tahari et Touati Slimani étaient les...

Le rendez-vous, qui commence à drainer un public intéressé, a été riche en révélations émouvantes.

Ayant consacré leur vie au service de la radio en Algérie et à l’étranger, Mohamed Chelouche, ancien directeur de la Chaîne 1, Azzedine Tahari, animateur et concepteur de la réputée émission radiophonique «Que dit la presse ?», et Touati Slimani, traducteur et directeur d’une chaîne de radio syrienne pendant des années, ont animé la récente édition du Café littéraire de Biskra, lequel, après des débuts poussifs, draine de plus en plus de personnes que l’art, la littérature et la culture ne laissent pas indifférents, a-t-on constaté samedi dernier.

Devant un auditoire de qualité, ce trio d’hommes de la presse radiophonique, invité à Biskra par le comité des fêtes de la ville qui organise cette manifestation en coordination avec l’Union des écrivains algériens, a évoqué ses parcours, expériences et vécus dans le monde de la corporation des journalistes et gens de la presse.

Témoignant de son amour pour son métier et pour l’Algérie, qu’il a dû quitter en 1994 pour ne pas être assassiné par les terroristes, Touati Slimani a fait un agréable récit truffé de rebondissements et de réjouissantes et aussi tristes et dramatiques anecdotes, de son parcours. Il a fait sourire et aussi fortement ému l’assistance, en racontant les péripéties de son départ forcé pour la Syrie. «A travers mon travail pour la radio, j’ai sillonné le pays et visité l’Algérie profonde et sa merveilleuse population.

Avec les lois de Hamrouche sur l’ouverture médiatique et la survenue du multipartisme dans les années 1990, nous avons œuvré sans relâche et en toute liberté, mais nous avons vite déchanté. Dès 1991, les hommes de la presse écrite, parlée ou radiophonique tombaient l’un après l’autre. Suite à l’assassinat de Smaïn Yafsah en 1994, j’ai décidé de partir.

Les gendarmes m’ont averti que mon nom figurait sur une liste retrouvée sur un terroriste arrêté. A l’époque, il était très difficile pour un arabophone démocrate et cultivé d’obtenir un visa pour l’Europe qui préférait les journalistes capables de s’exprimer sur les plateaux de télévision et les radios pour les manipuler et distiller toutes sortes d’informations sur l’Algérie.

Avec l’aide d’amis, j’ai pu gagner Damas et j’y ai travaillé pendant 20 ans. J’ai découvert un pays de tolérance, où se côtoient des dizaines de groupes religieux, ethniques et de communautés vivant en bonne intelligence. Ce sont des gens parlant une langue qui chante avec de douces sonorités harmoniques», a-t-il narré en substance.

En intermède à cette rencontre, qui a manifestement ravi le public, Abdelhakim Noubli a présenté et accompagné au luth un jeune chanteur qui a entonné des chants orientaux de fort belle manière.

«Une rencontre telle que celle-ci devrait être diffusée en direct sur les ondes de la Radio de Biskra pour lui conférer l’audience qu’elle mérite et en faire bénéficier ses auditeurs ne pouvant se déplacer», a fait remarquer Mohamed El Kamal Benzid, représentant de l’Union des écrivains algériens, certainement à l’intention du directeur de la radio de Biskra, qui a assisté à cette manifestation hebdomadaire «de plus en plus intéressante», ont confié des présents.                
 

Hafedh Moussaoui
 
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