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Transport urbain à Batna

400 bus en grève

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le 20.12.16 | 10h00 Réagissez

 
	La ville a été paralysée à cause du débrayage des transporteurs privés
La ville a été paralysée à cause du...

Les transporteurs de voyageurs de la commune de Batna étaient tous à l’arrêt hier. Pas moins de 400 bus étaient immobilisés, dont une partie au centre-ville et une autre devant la direction des transports de la wilaya.

Cette grève, menée sous l’égide de l’Organisation nationale des Transporteurs Algériens (ONTA), intervient pour rappeler les engagements pris par la direction des transports l’année écoulée. Des engagements liés à la prise en charge des préoccupations discutées avec ces mêmes représentants suite, rappelons-le, à une grève. Une année d’attente et rien n’a été résolu. «Au lieu de prendre en charge nos revendications, ils nous ont créé d’autres», nous dira un transporteur rencontré dans son bus au piquet de grève. Ils se sont plaints de l’absence de plaques signalétiques dans les arrêts : «En dehors du centre-ville, il n’y a ni plaque signalétique ni abris bus.

Et lorsqu’un motard nous surprend à l’arrêt pour faire monter des passagers, nous sommes sanctionnés et parfois jusqu’à 45 jours de fourrière !», nous a raconté un autre gréviste. Les représentants syndicaux reçus par le secrétaire général de la wilaya au moment où nous mettons sous presse, devaient poser sur la table de discussion une plateforme comportant 19 points.

Ces revendications sont en rapport avec les relations qui lient la corporation aux services concernés (direction des transports et chambre de commerce). Selon cette plateforme, il semble que ces services font vivre le calvaire aux transporteurs en usant de bureaucratie lorsqu’il s’agit de régularisations, telles que les changements de la carte d’horaire, changement des documents, défaut d’application du cahier des charges publié dans le journal officiel de mars 2016, et autres.

Par ailleurs, et dans la même plateforme rendue publique, les transporteurs considèrent qu’ils ne sont jamais traités de la même façon. «Certains d’entre nous sont privilégiés et n’encourent jamais de sanctions», ont témoigné plusieurs grévistes. Par ailleurs, et suite au changement de statut (de transporteurs publics à transporteurs privés), ils sont appelés à renouveler leur registre de commerce et cela leur coûte 7000 DA ! À cet effet, plusieurs protestataires nous ont affirmé que pour opérer ce changement ils doivent prendre rendez-vous sur internet. Seulement, le site web de la chambre de commerce est soumis à un code et ne peut être ouvert que par un particulier qui leur exige 300 DA chacun pour y accéder !

Lounes Gribissa
 
 
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