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L’assiette est convoitée par la maffia du foncier à Annaba

Le club hippique sera-t-il sauvé par le wali par intérim ?

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le 19.06.17 | 12h00 Réagissez

Le club hippique de Annaba se meurt et ses infrastructures s’effondrent l’une après l’autre. Une situation qui arrange la maffia locale du foncier qui, tels des rapaces, le guette pour accaparer son terrain, à haute valeur foncière. «Y a-t-il un responsable dans la wilaya de Annaba à qui on peut confier la mission de sauver le club hippique et ses nombreux barbes (chevaux)?» s’interrogent les habitants de Annaba.

En effet, ces derniers entretiennent l’espoir de voir le wali par intérim, Toufik Mezhoud, procéder au transfert de l’actif de ce lieu de loisirs, de la direction de la jeunesse et des sports (DJS) sous le giron de la commune (APC) de Annaba. En effet, n’était la promotion précipitée de l’ex-wali, devenu ministre de l’Habitat, cette action aurait été conclue.

L’ancien chef de l’exécutif avait promis aux habitants de transférer la propriété du club hippique à la commune chef-lieu pour avoir son budget et entretenir ses infrastructures. «Le club hippique doit être pris en charge par l’APC de Annaba. Elle assurera la rénovation de l’infrastructure du site, entre autres la sellerie, les écuries, les vestiaires, les bureaux de l’association,etc.», estiment plusieurs habitués de ce lieu. Outre le transfert du club hippique à l’APC, il faut une prise en charge rapide de la quarantaine de demi-sang trottant sous le regard de plusieurs centaines de spectateurs.

A les voir affaiblis, l’on est tenté de croire que la famine est dans le haras.
Les pas, trots ou galops semblent chancelants sur la terre qu’empruntent les cavaliers sous l’œil des amoureux du sport équin de l’association Nadi Forsane Annaba. Côté écuries, la présence de quelques rares bottes de foin confirme la situation de dèche financière à laquelle sont confrontés les gestionnaires. Jusqu’à la fin des années 90, le club hippique faisait parler de lui grâce à des manifestations équestres et à ses participations à des compétitions régionales et nationales.

Les fans de ce sport parlent avec une certaine nostalgie de cette époque, où l’entreprise Sider assurait la survie du club hippique et de ses chevaux. Grandeur et décadence, aujourd’hui on se désiste de l’organisation des compétitions nationale et même internationale.
Le wali par intérim, Toufik Mezhoud, s’il venait à concrétiser le vœu des habitants, son nom serait gravé à jamais sur les annales de la ville de Annaba, puisqu’il a sauvé des griffes de la maffia du foncier un club qui représente l’une des identités locales.

Gaidi Mohamed Faouzi
 
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