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Une enquête a été ouverte à Annaba

La pollution industrielle tue à Oued Seybouse

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le 10.04.17 | 12h00 Réagissez

Plus de 380 kilogrammes de poissons inertes, formant des bancs flottant sur les bords de Oued Seybouse, à son embouchure à Annaba, ont été découverts, hier, par les riverains, avons-nous constaté sur place.

Alertés, la direction de l’environnement, assistée des éléments de la cellule de protection de l’environnement du groupement territorial de la Gendarmerie nationale de Annaba se sont déplacés sur les lieux et y ont prélevé des échantillons. Cette opération vise l’expédition de ces poissons morts au laboratoire des sciences aquatiques de l’université de Sidi Amar (Annaba) et à l’Institut national de criminologie et de criminalistique de la Gendarmerie nationale de Bouchaoui (Alger) aux fins d’analyses.

Contacté, Chouali Noureddine, le directeur de l’environnement de la wilaya de Annaba, confirme. Pour lui, «cette catastrophe environnementale, qui a touché la faune de Oued Seybouse, doit forcément avoir été causée. L’enquête diligentée dans ce sens situera les responsabilités. Pour l’heure, une commission mixte a été mise en place pour éviter la commercialisation de ce poisson contaminé en attendant les conclusions de l’enquête.»

Des travaux de nettoyage ont été entamés par les services communaux dont la mission a été confiée aux jeunes entrepreneurs dans le cadre de Blanche Algérie. Le docteur Meddour Abderrafik, directeur du laboratoire Aquaculture et pathologie de l’université Badji Mokhtar de Annaba, est affirmatif : «L’étendue des mortalités (wilayas de Guelma et Annaba) et leur importance, que nous estimons à plusieurs millions d’individus pour l’ensemble de l’écosystème hydrique Seybouse, prouvent que l’origine des mortalités ne peut revenir à un agent biologique (virus, bactérie ou parasite), mais beaucoup plus à un agent chimique présentant un pouvoir de dispersion hydrique.» Ainsi, on soupçonne une intoxication due aux déversements des produits chimiques dans l’oued sachant, entre autres, que des eaux chaudes de l’entreprise Fertial sont déversées près de l’embouchure du Oued Seybouse avec la plage de Sidi Salem.

L’ex-Entreprise de transformation de corps gras, actuellement La Belle, est également une entreprise polluante. Elle déverse ses substances à la plage La Grenouillère, où les gardes-côtes l’ont poursuivie en justice pour «atteinte à l’environnement». La levurerie de Guelma, qui a repris récemment sa production, est également mise à l’index. «Les activités industrielles sur tout le parcours de l’oued Seybouse dans la région de Guelma et plus en amont devront être particulièrement investiguées dans la qualité de leurs rejets vers l’oued», insiste le même scientifique.

Gaidi Mohamed Faouzi
 
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