Régions Est Annaba
 

Deux chevaux de race sont morts et un 3e agonise au club hippique

La DJS achève bien les chevaux à Annaba

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 07.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Pour abreuver les bêtes, il est fait appel aux citernes qu’il faut payer au prix fort
Pour abreuver les bêtes, il est fait appel aux citernes qu’il...

Les pas, trots ou galops sur le sable qu’empruntent les cavaliers à l’allure blasée renseigne on ne peut mieux sur l’état de dégradation générale des bêtes.

Amoins d’une réaction énergique du wali de Annaba, nous allons vers une catastrophe. Nous avons perdu deux chevaux de race et un troisième agonise actuellement. Le club n’a plus les moyens financiers de pourvoir à l’alimentation des chevaux propriété de Nadi El Forsane Annaba. Le club semble être lâché par la DJS.

Les bêtes ne mangent plus à leur faim, et, mal pris en charge, elles périssent les unes après les autres». Ce SOS est lancé par Laouabdia Sellami Badreddine, le jeune président de Nadi Forsane Annaba, à l’adresse du ministre de la Jeunesse et des Sports et du nouveau wali de Annaba, pour lui venir en aide à l’effet de protéger ce qui reste de ce club.

Lui seul ne peut plus assumer cette énorme et noble mission, car ses finances personnelles n’arrivent plus à subvenir aux énormes besoins du club. Renseignements pris, le directeur de la jeunesse et des sports (DJS), pour des raisons que l’on ignore, ne veut pas venir en aide au club. En effet, pour soutenir les dépenses de la prise en charge des chevaux, la DJS n’a pas autorisé le club à exploiter la cafétéria, encore moins le parking. Faut-il rappeler que la convention OPOWclub lègue la gestion du parking à l’association? Faut-il alerter que la DJS, à travers l’OPOW vient de louer pour son compte ce parking au sein même du club pour qu’on y organise les fêtes de l’été ?

Tout porte à croire qu’une volonté obscure œuvre pour l’abandon de l’association et la mort des chevaux pour transformer ce club en assiette de terrain, à forte valeur foncière, et l’exploiter en promotion immobilière.  Sinon comment expliquer cette hostilité envers ces bêtes et leur infrastructure, alors que l’auberge des jeunes, située à proximité de ce club, a été accordée par le DJS à titre gracieux à un «ami» du même patelin pour héberger ses invités lors du mariage de son fils.

Pour justifier cette situation, nous avons tenté de prendre attache avec le DJS de Annaba. «Il est en congé», nous a signifié un agent en faction. A vrai dire, le club hippique de Annaba, comme aiment l’appeler ses habitués, se meurt. Ces dernières années, il a perdu toute sa noblesse pour se transformer en purgatoire des chevaux de race. A voir l’état de santé de la quarantaine de demi-sang trottant difficilement sous le regard de plusieurs spectateurs, l’on est sûr que la famine est dans le haras.

L’état de santé de l’ensemble des chevaux montés par des jeunes filles et garçons lors des séances d’entraînement est aléatoire. Les pas, trots ou galops sur le sable qu’empruntent les cavaliers à l’allure blasée renseigne on ne peut mieux sur la dégradation générale des bêtes. Côté écurie, la présence de quelques rares bottes de foin confirme la situation de dèche financière à laquelle sont confrontés les gestionnaires, notamment le président, premier pourvoyeur de fonds.

Même l’eau ne coule plus dans les robinets de l’écurie et le président est obligé de faire appel aux citernes qu’il doit payer rubis sur l’ongle à leur arrivée. Faut-il encore rappeler qu’une facture de un million de dinars, représentant les arriérés de la consommation d’eau, est toujours impayée ? Grandeur et décadence de ce même club hippique, qui, à la fin des années 1990, faisait parler de lui grâce à des manifestations équestres et des participations à des compétitions régionales et nationales.

Les fans de ce sport parlent avec une certaine nostalgie de l’époque où l’entreprise Sider assurait la survie du club et de ses chevaux. C’était le temps où Nadi El Forsane représentait un impressionnant patrimoine culturel. C’était en quelque sorte un hommage à l’équitation et un hymne à la nature, ainsi qu’à la plus belle conquête de l’homme : le cheval.        

Mohamed Fawzi Gaïdi
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...