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Nouveau directeur de l’hydraulique à Annaba

L’eau ne coule toujours pas

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le 29.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	Annaba a connu une grave crise d’eau l’année dernière
Annaba a connu une grave crise d’eau l’année...

La ville n’en finit pas avec les pénuries cycliques d’approvisionnement en ce liquide précieux et différents quartiers en pâtissent quotidiennement.

Avec sa récente nomination dans la wilaya de Annaba en tant que directeur de l’hydraulique, la population a cru en une amélioration certaine dans la distribution d’eau potable. Utopique ! En effet, depuis le départ de son prédécesseur, Boulahbal Zoubir, Annaba n’en finit pas avec les pénuries cycliques d’approvisionnement du liquide précieux.

Les différents quartiers de la ville pâtissent quotidiennement du manque sinon de l’absence de cette denrée vitale. Tel est le cas toujours, où l’eau ne coule plus de source durant plusieurs jours en différents endroits à Annaba. Que ce soit à la cité Plaine Ouest, Didouche Mourad, Poincaré, Sidi Aïssa ou encore à Beni Mhaffeur et Oued Forcha l’eau est très rare.

Les différentes actions du wali de Annaba, Mohamed Salamani, face à ce phénomène, ont buté devant l’incompétence de la nouvelle direction de l’hydraulique et son entreprise l’Algérienne des eaux (ADE), qui n’arrivent pas à satisfaire les besoins d’une petite wilaya de moins d’un million d’habitants. Où est la compétence de ce nouveau directeur de l’hydraulique dont l’arrivée à Annaba n’a constitué aucune amélioration, encore moins de changement, s’interrogent les habitants sur les réseaux sociaux.

D’autres internautes relèvent à juste titre que cette situation a lieu à la veille des périodes de grandes chaleurs notamment en plein mois du Ramadhan. «Nous n’arrivons plus à comprendre ce qui se passe. En l’absence d’eau, nous sommes obligés d’acheter une citerne de 1000 litres à raison de 4000 DA, et de l’autre nous devons assurer d’importantes dépenses de consommation durant le mois du Ramadhan et surtout de l’Aïd», se plaint Brahim Saâdani, un banquier habitant la cité Sidi Aïssa.

Mieux, des actions budgétivores sont engagées dans la construction de nouvelles infrastructures, telle qu’une station de dessalement d’eau de mer et la réhabilitation de plusieurs forages pour venir à bout de la crise hydrique. En vain. De son côté, l’ADE s’en lave les mains en brandissant «l’état de dégradation très avancé de la conduite principale qui relie le barrage Chaffia dans la wilaya d’El Tarf à l’unité de traitement de Chaïba (Annaba) sur laquelle cette entreprise interpelle le département des ressources en eau».

Pour mieux alimenter la wilaya de Annaba, le wali a supervisé personnellement les réparations des fuites sur une conduite vétuste de 45 km de longueur. Mais il ne peut pas assurer continuellement la gestion d’eau en lieu et place des directeurs de l’hydraulique et son subordonné le directeur de l’ADE.

Pour remédier à cette situation, les responsables de l’ADE soutiennent que «seule la modernisation de cette conduite s’avère une solution de fond à ce problème, sachant que les discussions qui ont eu lieu entre l’entreprise et l’Agence nationale des barrages autour du renouvellement de cette conduite n’ont pas abouti».

A vrai dire, les habitants de Annaba sont otages de l’incompétence de ses responsables. Devant ce phénomène, la mission du wali de Annaba n’est pas une sinécure quand bien même il est quotidiennement sur le terrain en mission de travail et d’inspection. Une hirondelle ne fait pas le printemps, dit-on.                         

Mohamed Fawzi Gaïdi
 
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