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Scandale au CHU de Annaba

Déchets hospitaliers au service de neurologie

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le 13.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	Absence de gestion réglementée des déchets hospitaliers
Absence de gestion réglementée des déchets...

Les différents hôpitaux relevant du CHU de Annaba croulent sous leurs déchets hospitaliers.

 En effet, les hôpitaus Ibn Rochd et Ibn Sina sont les exemples parfaits d’une véritable absence de gestion réglementée de ces déchets.

Et si pour le premier, les sacs jaunes sont amoncelés en grande quantité face aux cités avoisinantes, pour le second, les déchets hospitaliers sont entassés par milliers à l’intérieur même du service de neurologie, avons-nous constaté sur place. «Pour éviter toutes les opérations de contrôle d’une éventuelle inspection environnementale, Rachid Derradji, le secrétaire général du CHU de Annaba, a ordonné aux agents d’entasser les sacs dans l’enceinte du service de neurologie. Et puisque la clôture est grillagée, des draps jaunes ont été accrochés pour ne pas laisser apparaître les sacs de déchets hospitaliers», nous a confié un des médecins de ce service (photo).

De leur côté, les riverains, comme les associations de la protection de l’environnement, en ont ras le bol. Selon eux, «les multiples dénonciations des uns et des autres ne semblent pas avoir eu le résultat escompté, tant que le député Tliba Bahaeddine interfère directement auprès du ministre de la Santé pour éviter à son protégé toute sanction de quelque forme qu’elle soit». Selon les normes universelles appliquées pour l’élimination des déchets hospitaliers, une production supérieure à 100 kg par semaine impose une destruction totale dans les 72 heures qui suivent.

Et pour cause, explique Fayçal Loudjani, expert en la matière : «L’émission non contrôlée de rejets dans l’atmosphère engendre la formation de gaz toxiques: dioxines, furanes, polychlorobiphényls (PCB), oxydes d’azote et de soufre, particules. Il existe aussi un risque de contamination de la chaîne alimentaire, par bioaccumulation des dioxines. Une exposition durable de faible intensité, comme dans le cas de l’hôpital Ibn Rochd, peut perturber le système immunitaire et provoquer des anomalies de développement des systèmes nerveux, endocrinien, reproducteur.

Pour le cas du service neurologique d’Ibn Sina, une exposition courte de forte intensité peut porter atteinte à la fonction hépatique et causer des lésions cutanées». Mais l’absence de gestion réglementée des déchets hospitaliers n’est pas le seul problème du CHU de Annaba. Il en existe d’autres, plus graves encore.

Il en est ainsi de l’absence d’autoclaves, hormis au service de chirurgie générale, nécessaires pour la stérilisation des équipements médicaux et chirurgicaux. «A la dégradation avancée du service de néphrologie et dialyse (Ibn Sina), l’absence d’un autoclave ne fait qu’augmenter le risque d’atteinte par l’hépatite C, voire le VIH.

A défaut, on s’adonne à volonté à une stérilisation avec le poupinel (chaleur sèche), dont le résultat est médiocre, car la présence des prions, des agents pathogènes, n’est jamais éliminée par ce vieux procédé. Une négligence qui multiplie les risques d’infection post-opératoire et nosocomiale des malades», explique un chirurgien du même hôpital.

L’arrêt fréquent et intempestif des ascenseurs, l’absence de scanner et autres équipements sont les autres insuffisances qui affectent considérablement la réputation du CHU de Annaba, dont la gestion est imposée, malheureusement, par son secrétaire général.

Gaidi Mohamed Faouzi
 
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