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Secteur de la jeunesse à Souk Ahras

Un dojo de trop pour justifier le gaspillage

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le 20.03.17 | 12h00 Réagissez

Entre les années 2007et 2014, le secteur de la jeunesse et des sports a connu un pic jamais atteint en matière de conclusion de marchés publics.

C’est cette même période qui a connu toutes les dégringolades et les échecs de tous les clubs sportifs voire un nombre record d’enquêtes judiciaires sur la gestion des différentes structures du secteur. C’est cette même période aussi qui connaitra le lancement d’un projet budgétivore et sans envergure.

Un dojo pour une wilaya où les arts martiaux sont loin du rang d’élite. C’est au lieu et place d’un ex-Souk El Fellah abandonné à bon escient malgré sa superficie et son emplacement stratégique qu’a été bâti le centre  des sports de combat, baptisé Abid  Boughanem, aujourd’hui déserté  par  les associations sportives pour ses innombrables anomalies. «Nous ne pouvons exposer la vie des jeunes athlètes au danger d’une électrocution ou autre risque majeur», a déclaré un entraineur de karaté sans vouloir trop  s’étaler sur le sujet à cause de sa proximité de la ligue de cette discipline qui avait cautionné deux années auparavant ce projet fantoche.

Pour une simple réhabilitation, ce dojo où toutes les malfaçons urbanistiques sont présentes, à commencer par le béton  qui émet des chocs  électriques au toucher, le sol qui baigne dans les eaux pluviales, les effritements et les risques d’effondrement partiels du bâtiment, tel que certifié par un expert accompagné par El Watan sur les lieux du scandale-témoin. «Il n’y a aucun doute au sujet de la qualité médiocre du béton et les assises qui accusent déjà un écrasement interne des matériaux utilisés, prélude à une inévitable sclérose des murs», a-t-il constaté. D’un coût d’environ 230 MDA (million), le projet n’aura servi qu’à conforter les appréhensions et autres réserves émanant de certains observateurs locaux quant à l’intention des gestionnaires de la direction de la jeunesse et des sports de cette période dont lesquelles sont toujours présentes.
Pour pallier aux innombrables critiques à ce sujet, l’ex-DJS gère à distance quelques manifestations sporadiques sans aucun impact sur la chose sportive et rappelle ses alliés d’hier de la disposition de l’actuel staff à perpétuer les marchés du genre. Des membres de la ligue de karaté font partie du circuit recycleur de la manne.

Abderrahmane Djafri
 
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